Mardi 20 octobre 2009 2 20 /10 /Oct /2009 16:09



         Aigreur, amertume, tristesse ineffable. Ne nous voilons pas la face, pondéreux lecteur : on n’aura pas appris grand-chose à ce fameux procès Clearsteam. Imad Lahoud mythomane ? On le sait depuis les années 40. Gergorin dérangé du bulbe ? Info faisandée tel le ravioli chinois. Denis Robert et Florian Bourges à la ramasse ? On l’aurait deviné. Pas même de quoi taper à bras raccourcis sur Villepin, sinon les notes en sanscrit de papy Rondot, qui nécessitent une nouvelle pierre de Rosette pour être traduites en français. Bref, malgré trois semaines de procès, pas de révélation, d’aveu, encore moins de collapsus en pleine séance. Le vide.

 

          Faut-il tout jeter pour autant ? Négatif. Les excellents suivis de la Tribune, Challenges ou le Monde mettent en évidence l’émergence d’un personnage. D’un cador, d’une gueule, que dis-je, d’un héros des temps modernes. Je veux parler de JLG, dit le Corbeau, aka Jean-Louis Gergorin. Celui-là même dont le procureur est en train de charger la barque, quitte à faire d'Imad Lahoud un simple assistant zélé.

 

Pourtant, je l’affirme haut et fort : Gergorin est un type en or. De ses obsessions cosaques à sa guégerre face à Thomson-CSF en passant par ses « avions renifleurs », voici trois raisons de sauver le soldat Gergo.

 


            1) Cet homme voit des mafieux russes partout

 

 

Le 14 mars 2003, Jean-Luc Lagardère, patron historique de Matra et cofondateur d’EADS, décède à l’hôpital Lariboisière de Paris, à 75 ans. Diagnostic des médecins : encéphalomyélite aiguë disséminée. La maladie est rare, surtout à cet âge avancé, encore plus rarement mortelle, de l’ordre de 5% des cas. Mais personne, ni l’héritier Arnaud Lagardère, ni sa veuve, ni ses lieutenants, ne mettront en doute la version officielle de ce décès.

 

Personne, sauf un homme : Jean-Louis Gergorin. Proche de Jean-Luc Lagardère, stratège reconnu et paranoïaque consommé, Gergo se plonge dans la littérature sur cette fameuse maladie. Et découvre la trace d’un programme militaire soviétique d’armes biologiques, baptisé Biopreparat, qui avait travaillé sur un type de pathologie similaire : la destruction de la gaine de myéline qui entoure les neurones. Le résultat fait froid dans le dos : une sorte de sclérose en plaques accélérée, qui aboutit à une mort rapide. Du moins chez le rat.

 

 

 

 


 

 

Gergorin active ses réseaux dans le renseignement français. Multiplie les rencontres avec des spécialistes plus ou moins obscurs. Et arrive à la conclusion que la technologie existe toujours, et qu’elle est même vendue par des scientifiques à des groupes mafieux dans le cadre de la collusion entre services secrets ex-soviétiques et mafias locales, une des grandes théories géopolitiques du bonhomme.

 

Gergo n’en démordra jamais. Son hypothèse est simple : le syndrome de Hurst contracté par Lagardère n’a statistiquement presque aucune chance d’être de cause naturelle. Or qui aurait pu en vouloir à Jean-Luc Lagardère ? Des Russes, à l’affût d’une prise de contrôle ou d’une déstabilisation des groupes Lagardère et EADS, plus ou moins ouvertement alliés à des ennemis historiques de Lagardère, comme le patron de Thomson-CSF Alain Gomez. La suite, on la connaît. Gergo se lie d’amitié avec Imad Lahoud, remonte les infos à Rondot, qui prévient Villepin : l’affaire Clearsteam 2.

 

 

 

2) Cet homme a sauvé l’oiseau à qui on voulait couper les ailes

 

 


Alain Gomez avait trouvé le nom de code en regardant un idéogramme chinois. « Couper les ailes de l’oiseau ». Nom imagé pour un objectif plus prosaïque : flinguer Lagardère. En gros, Gomez veut éviter une prise de contrôle de son groupe, Thomson-CSF, par son concurrent Matra, dirigé par Jean-Luc Lagardère. En ce début des années 90, chaque camp fourbit ses armes. D’un côté, un Lagardère aux abois après le plantage de la Cinq, tentant de se refaire une santé en récupérant un Thomson qu’il espère voir privatisé. De l’autre, un Gomez prêt à tout pour éviter ce scénario.

 

Les règles de la guerre entre les marchands d’armes français ont toujours été claires : pas de règles. Les deux camps s’y plient sans effort excessif. Gomez –surnom : « l’éboueur »-  ouvre le bal : cet ancien para, qui avait flirté avec l’OAS avant sa conversion chevènementiste, est accusé de rémunérer grassement un avocat sino-américain, William Lee, et un petit actionnaire de Lagardère, pour attaquer la fusion Matra-Hachette qui a permis à Jean-Luc Lagardère de sauver son groupe.

 

 



 

La guérilla juridique laisse vite place à une guerre de marchands d’armes. Tout y est ; les agents de la DGSE, les menaces de mort, les mots de passe –«Je suis là pour encadrer le cercle », mot de passe des secrétaires à veste pieds de poules noirs et blancs et Financial Times sous le bras qui vont chercher les valises de biftons. On verra même le patron de Thomson, en 1998, jeter une valise contenant 1,5 million de francs dans un escalator de la station de RER musée d’Orsay à la secrétaire du fameux avocat. « Un secours à un ami persécuté », affirmera-t-il sans rire à la barre du tribunal.

 

Dans le camp d’en face, c’est l’ami Gergo qui est à la manœuvre. Lui aussi joue les porteurs de valises, sauf que celles-ci sont destinées à faire taire les plaignants. 6 millions d’euros pour acheter un silence, selon ses propres dires. Gergorin fait aussi jouer ses contacts à la DST, dont un des agents testera la bête à deux dos avec l’autre secrétaire de Lee pour lui soutirer des informations. D’ennemi juré, Gomez vire à l’obsession pour Gergorin. Le Lagardère Boy voit la patte du rival honni partout : dans la mort de Jean-Luc, ou dans les agissements de ses concurrents en interne, comme Philippe Delmas. Celui-là même qui dira de Gergo : "Sa conviction, c'est que les seules personnes dignes de confiance sont celles dont on tient les couilles dans un étau."

 

 

 

 

L’épilogue de la guerre Thomson-Matra en paraîtra presque décevant : un match nul, façon catenaccio. Thomson est privatisé, Gomez jeté avec l’eau du bain, mais Lagardère ne mettra jamais la main sur le groupe, délesté de son activité électronique grand public et rebaptisé Thales. Gomez, vieilli mais toujours alerte, n’a pas raté l’occasion d’allumer son ennemi au procès Clearstream, en assurant que le pipotage des listings portait la patte Gergorin. Comme un bref relent du bon vieux temps des barbouzeries.

 

 

 

3) Cet homme pratique un français délectable et fleuri

 

 

          L’ordonnance de renvoi de Jean-Louis Gergorin devant le tribunal correctionnel dans l’affaire Clearstream est un régal. De ces jouissances linguistiques qui illuminent la journée, nourrissent le corps, élèvent l’esprit. Le juge d’instruction y détaille la terminologie de ses lettres envoyées au juge van Ruymbecke pour l’appâter.

 

Et là, c’est un festival. « Panique chez les crapules à Luxembourg », « système de blanchissement et de noircissement », « dévoiement d’un extraordinaire système financier et informatique au profit d’intérêts crapuleux et même maffieux ». Le tout parachevé par l’emploi choisi des lettres capitales -« l’Exode des Crapules » - et de la parenthèse -« noient le poisson (pourri) ». Ses préconisations ? « Nettoyer ces eaux qui ne sont plus très claires. »

 

 


 

A la barre du procès Clearstream, Gergo a fait son mea culpa : « J'étais coupé du réel, vulnérable » ; « Je trouve mes expressions grotesques, elles me répugnent. » Avant de replonger avec délectation quand le procureur le titille : « Méfiez-vous des gens brillants, diplômés ! Souvenez-vous de l'affaire des avions renifleurs ! Deux hurluberlus ont convaincu un aréopage de polytechniciens et de ministres que l'on pouvait détecter des nappes de pétrole avec des avions ! »

 

D’avions renifleurs, on risque de ne pas beaucoup parler cette semaine au procès Clearstream. On évoquera plus certainement des peines, et lourdes, pour un corbeau qui s’est révélé tour à tour professeur Nimbus jouissif, pantin dégingandé à la voix de crécelle, et machine de guerre impitoyable d’une lutte entre marchands d’armes presque trop belle pour être vraie.

 

 


 

 

 

Qu’on soit bien clair : une condamnation de Gergorin ne serait pas illogique dans le principe. Mais à bien y regarder, à quoi se résume cette affaire ? A un pipotage de fichiers Excel par un gang de pieds nickelés paranoïaques, avec le soutien plus ou moins actif de politiques en lutte d’egos, Villepin bien sûr, mais aussi Alliot-Marie et Sarkozy, lequel était au courant très tôt de la machination. Les puristes peuvent trouver ça scandaleux, attentatoire à des réputations, ordurier et immoral, avec raison. Les juristes y voient un délit, avec raison aussi. Mais dans cette affaire, pas de mort, pas d’argent détourné, pas d’enrichissement personnel.

 

Le vrai procès des Gomez, Delmas, Gergorin, Martinez et compagnie serait celui de la guerre des marchands d’armes des années 90. Celui-là a déjà eu lieu, en partie, et s’est embourbé entre relaxes et non-lieux. Alors, en attendant le souffle froid du verdict Clearstream, en attendant qu'on nous amène la tête de l'intéressé sur un plateau, permettez que je dépose un cierge à la santé de l’ami Gergo.


 

Pour plus d’infos, deux bouquins : Le Bal des ambitions, de Véronique Guillermard et Yann Le Galès (Robert Laffont), et Rapacités, de Jean-Louis Gergorin (Fayard).


Par GameTheory - Publié dans : Attentats
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Commentaires

Ce procès n'est que la dernière bataille d'une guerre civile.

A partir de 1993, la guerre fait rage à l’intérieur de la droite française. Quels sont les deux clans qui s’affrontent ?

1- Le clan du Premier ministre Edouard Balladur, son directeur de cabinet : Nicolas Bazire, le ministre du Budget Nicolas Sarkozy, le directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy : Brice Hortefeux, le ministre de l’Intérieur Charles Pasqua, le ministre de la Défense François Léotard, le directeur de cabinet de François Léotard : Renaud Donnedieu de Vabres, le conseiller de François Léotard : Hervé Morin.

2- Le clan du patron du RPR Jacques Chirac : le ministre des Affaires Etrangères, Alain Juppé. Le directeur de cabinet d’Alain Juppé : Dominique de Villepin.

Edouard Balladur et Jacques Chirac sont tous les deux candidats à l’élection présidentielle de mai 1995.

Quel a été le budget de la campagne présidentielle d’Edouard Balladur en 1995 ?

Réponse :

Le compte de campagne de M. Edouard Balladur est arrêté comme suit (en francs) :

- Dépenses : Mandataire : 83 846 491 ; Partis politiques : 5 929 628 ; Avantages en nature : 0 ;
Total : 89 776 119 francs.

- Recettes : Mandataire : 85 676 060 ; Partis politiques : 5 929 628 ; Avantages en nature : 0 ;
Total : 91 605 688 francs.

http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/les-decisions/depuis-1958/decisions-par-date/1995/compte-balladur-1995/decision-compte-balladur-1995-du-11-octobre-1995.10707.html

Edouard Balladur ne pouvait pas compter sur l’aide financière de son propre parti politique, le RPR. En effet, pendant la campagne présidentielle de 1995, le RPR finançait le candidat Jacques Chirac.

Questions : en 1995, où le clan Balladur-Sarkozy a-t-il trouvé ces 90 millions de francs ? Comment le clan Balladur-Sarkozy a-t-il pu financer la campagne présidentielle d’Edouard Balladur ?

Hypothèse : le clan Balladur-Sarkozy a signé un contrat de vente de trois sous-marins au Pakistan. Montant total du contrat : 825 millions d’euros. Le clan Balladur-Sarkozy a ordonné que 10 % du contrat soient versés à des Pakistanais sous forme de commissions occultes.

Comment ces 10 % de commissions occultes devaient-ils être versés ?

- La Société Française d’Exportation de Matériel Militaire et Aéronautique (SOFEMA) devait verser 6 % à des militaires pakistanais.

- La Direction des Constructions Navales (DCN) devait verser 4 % du montant total à des décideurs politiques pakistanais (notamment la famille Bhutto).

En échange, les Pakistanais ont reversé des rétrocommissions au clan Balladur-Sarkozy.

Lisez cet article de Liberation.fr :

http://www.liberation.fr/societe/0101597665-l-argent-au-c-ur-de-l-attentat-de-karachi

La France versait donc des commissions occultes aux Pakistanais. En échange, les Pakistanais reversaient des rétrocommissions aux Français.

C’est grâce à ces rétrocommissions que le clan Balladur-Sarkozy a pu financer la campagne présidentielle de 1995.

Résultat de cette guerre à l’intérieur de la droite française : Edouard Balladur est battu par Jacques Chirac à l’élection présidentielle de mai 1995.

Aussitôt élu, Chirac décide de supprimer les financements du clan Balladur-Sarkozy pour ne pas devoir affronter une deuxième fois un candidat balladurien en 2002 lors de l’élection présidentielle suivante. Chirac décide d’asphyxier financièrement le clan Balladur-Sarkozy.

A propos des commissions, lisez cet article du site Le Monde.fr :

« Ces commissions étaient de deux types, selon l'ancien directeur administratif et financier de DCN International, Gérard-Philippe Ménayas, qui a été entendu par les magistrats le 14 mai 2009.

- D'une part des commissions d'un montant de 6,25 % de la valeur du contrat étaient destinées aux militaires pakistanais et transitaient par la Sofema, un office d'exportation d'armement dont l'Etat est actionnaire. Entendu par les juges Yves Jannier et Marc Trévidic le 2 octobre, Alex Fabarez, ancien directeur général délégué de DCN, a affirmé que ces commissions transitant par la Sofema s'étaient poursuivies jusqu'en 2008, selon Libération du samedi 17 octobre.

- D'autre part, le reliquat de 4 % de commissions était destiné aux décideurs politiques et versé par la DCN à un intermédiaire libanais, Ziad Takieddine. Ces commissions ont-elles été stoppées en 1996 après l'arrivée de Jacques Chirac à la présidence "afin que des rétrocommissions" destinées à financer la campagne d'Edouard Balladur, candidat malheureux à la présidentielle, "ne soient pas versées" ? C'est l'hypothèse avancée par l'avocat des parties civiles, démentie par M. Balladur.

http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/10/17/attentats-de-karachi-des-commissions-auraient-ete-versees-jusqu-en-2008_1255377_823448.html

Après son élection, Chirac a bien donné l’ordre à son ministre de la Défense, Charles Millon, d’arrêter de verser des commissions aux Pakistanais. Lisez cet article du site Paris-Match.com :

« Paris Match : Est-il exact que la France ait bloqué le versement de commissions destinées à des intermédiaires pour la vente des trois sous-marins de la DCN au Pakistan ?

Charles Millon : Ce qui est certain, c’est que peu après ma nomination au ministère de la Défense, en 1995, Jacques Chirac m’a demandé de passer en revue les différents contrats de ventes d’armes en cours et de stopper le versement des commissions pouvant donner lieu à des rétrocommissions. C’est ce qui a été effectué : chacun d’entre eux a fait l’objet d’une expertise particulière. »

http://www.parismatch.com/Actu-Match/Politique/Actu/Charles-Millon-Chirac-m-a-demande-de-bloquer-des-commissions-illicites-106677/

A partir de 1996, la France trahit sa parole. La France stoppe le versement des commissions aux décideurs politiques pakistanais (notamment la famille Bhutto). Les Pakistanais sont fous de rage. Les Pakistanais arrêtent de reverser des rétrocommissions au clan Balladur-Sarkozy.

Conséquence concrète très positive pour Jacques Chirac : le clan Balladur-Sarkozy ne pourra pas financer une candidature contre Jacques Chirac à l’élection présidentielle de 2002.

De 1996 à 2002, les décideurs politiques pakistanais négocient pour que la France reprenne les versements des commissions. Chirac refuse catégoriquement. Les Pakistanais ont un seul espoir : si Chirac est battu en mai 2002, son successeur reprendra peut-être le versement des commissions.

Le 5 mai 2002, malheureusement pour les Pakistanais, Chirac est ré-élu. Les Pakistanais envoient alors un message sanglant à Chirac, message qui pourrait être résumé ainsi : « Chirac, paye-nous ce qui était prévu dans le contrat. » Le 8 mai 2002, les Pakistanais font exploser un bus à Karachi : 14 morts, dont 11 employés français de la Direction des Constructions Navales.
Commentaire n°1 posté par BA le 21/10/2009 à 11h12
Si j’ai bien compris le réquisitoire contre de VILLEPIN, tout un chacun peut être taxé « de complicité pour non dénonciation d’une calomnie ». Ce qui n’est pas prouvé dans ce procès Clearstreeam.
Je prends un exemple simple :
J’accompagne un ami qui, tout à coup, traite une personne de « PAUVRE CON ».
Cette personne n’est ni pauvre, ni con.
Ce n’est donc plus une insulte, mais une calomnie.
Dans ce cas, puisque je ne l'ai pas dénoncé, je suis passible de 18 mois de prison avec sursis et de 45.000 € de dommages et intérêts !!!
On marche sur la tête…
Commentaire n°2 posté par WEBER Dolores le 21/10/2009 à 18h11
On peut savoir ce qui vous fait dire que Denis Robert est à la ramasse ?

Pour moi, Denis Robert est celui qui a sorti la "vraie" affaire Clearstream:
http://ecodemystificateur.blog.free.fr/index.php?post/2009/03/23/Le-vrai-scandale-Clearstream%2C-la-%22meilleure-lessiveuse-du-monde%22
Commentaire n°3 posté par RST le 21/10/2009 à 20h09
@ Weber Dolores : Entièrement d'accord avec vous, il ne me semble pas y avoir dans ce procès, si on raisonne en termes de droit, de quoi condamner Villepin. Le délit retenu par le procureur est totalement tiré par les cheveux, ce que confirment la plupart des juristes d'ailleurs...

@ RST

Denis Robert n'avait clairement rien à faire dans ce procès. Il est à la ramasse depuis le début des séances parce que la plupart des débats ne le concernent pas, le procureur n'ayant d'ailleurs rien requis contre lui.

A titre personnel, Robert m'est très sympathique, mais ce qu'il a "dévoilé", l'affaire Clearstream 1, attend encore d'être démontré. Et le fait de faire l'objet d'une guérilla juridique assez honteuse de la part de Clearstream ne signifie pas qu'il a raison. On a vu suffisamment de fichiers faisandés pour faire preuve d'un minimum de prudence.
Commentaire n°4 posté par GameTheory le 22/10/2009 à 16h35
Dans l'interminable guerre civile qui dure depuis 1993 à l'intèrieur de la droite française, les deux clans en présence sont :
- le clan Balladur-Sarkozy
- le clan Chirac-Villepin.

Sarkozy est tranquille avec Chirac : Chirac ne se représentera pas en 2012 contre Sarkozy.

D'ailleurs, Chirac ne peut plus frapper Sarkozy car Sarkozy livrerait alors les dossiers des emplois fictifs de la mairie de Paris.

En revanche, Sarkozy veut éviter une primaire à droite en 2012 qui verrait au premier tour deux candidats s'affronter : Sarkozy contre Villepin.

Pour tuer Villepin, Sarkozy a donc demandé à un membre du clan Balladur-Sarkozy (le procureur Jean-Claude Marin) de charger Villepin.

Le procureur Marin a obéi.

Dernières batailles à livrer : étouffer les scandale des Watergate français, " LES FREGATES DE TAIWAN ", et " L'ATTENTAT DE KARACHI ".

Pour étouffer ces deux scandales, Sarkozy a demandé à Marin de réduire le périmètre de l'enquête au maximum, de façon à ce que les juges d'instruction n'aillent pas au bout.

Le procureur Marin a obéi.

La guerre continue.

" Pendant ce temps, Monsieur Sarkozy refuse toujours de nous recevoir, faisant de nous des parias … des indésirables au pays des non dits et des tabous !!

Il n’est apparemment pas de bon ton, en France, de chercher la vérité à tout prix …

Pour nous soutenir, signez la pétition :

« NON AU MEPRIS DU CHEF DE L’ETAT A L’EGARD DES FAMILLES DES VICTIMES DE L’ATTENTAT DE KARACHI ! »

http://www.verite-attentat-karachi.org/
Commentaire n°5 posté par BA le 22/10/2009 à 22h36
Face à Marie Drucker, sur France 2, Pasqua a lancé une première bombe : « Je demande au président de la République de lever le secret-défense sur TOUTES les ventes d'armes, sur toutes ces opérations qui ont été réalisées à l'étranger afin que l'on sache s'il y a eu DES RETOURS DE COMMISSIONS en France et qui en a bénéficié. »

Hier soir, deuxième bombe : sur le site internet Le Figaro.fr, Pasqua donne des noms. Pasqua cite 8 noms d'hommes politiques au courant des ventes d'armes à l'Angola.

- Pour la période 1993-1995 : François Mitterrand, Edouard Balladur (Balladur est littéralement flingué par Pasqua dans cet interview), Edmond Alphandéry, François Léotard.

- Pour la période 1995-1998 : Jacques Chirac, Alain Juppé, Jean Arthuis, Charles Millon.

Enfin, il accuse Balladur d'avoir menti concernant l'Angolate.

LE FIGARO. - Vous n'étiez pas mardi à l'audience pour la lecture du verdict sur l'Angolagate. Aviez-vous peur d'un mandat de dépôt à l'audience ?

Charles PASQUA. - Pas du tout. Je n'ai pas eu peur de la prison. Je vous rappelle que je suis parlementaire et que l'immunité ça existe. Personne ne savait d'ailleurs ce que le tribunal allait dire. Mes avocats, qui m'avaient conseillé de m'y rendre, étaient plutôt optimistes : ils pensaient même à une relaxe ! Lorsqu'on est venu m'annoncer la décision, dans l'après-midi, je me suis dit qu'il s'agissait d'un jugement aberrant.

LE FIGARO. - Le porte-parole du gouvernement laisse entendre que votre demande de levée du secret-défense pourrait être examinée. Qu'en attendez-vous ?

Charles PASQUA. - Je vois que cela progresse… Tant mieux ! Dans l'affaire de l'Angolagate, de nombreux documents ont été classifiés secret-défense, et le tribunal n'a pas pu y avoir accès. Or, avec ces documents, on aura la preuve que tout le monde était au courant des ventes d'armes à l'Angola.

LE FIGARO. - Tout le monde ? Qui visez-vous ?

Charles PASQUA. - Le président de la République, le premier ministre, le ministre des Finances et le ministre de la Défense. Tous les quatre étaient forcément au courant.

LE FIGARO. - De quelle période parlez-vous ?

Charles PASQUA. - Sous le mandat de François Mitterrand de 1993 à 1995, puis sous la présidence Chirac de 1995 à 1998. Plus, les deux premiers ministres concernés que sont Édouard Balladur et Alain Juppé.

LE FIGARO. - Édouard Balladur a pourtant affirmé hier « ne pas avoir eu d'information » au sujet de ce trafic d'armes…

Charles PASQUA. - Balladur peut dire ce qu'il veut. Malheureusement pour lui, un document a été présenté au tribunal montrant que son directeur de cabinet lui avait fait remonter une note. M. Balladur n'a plus de mémoire, cela peut arriver.

http://www.lefigaro.fr/politique/2009/10/29/01002-20091029ARTFIG00007-charles-pasqua-que-chirac-prenne-ses-responsabilites-.php

Dernière bombe : hier soir, sur Public Sénat, Pasqua demande la vérité sur TOUTES les ventes d'armes, sur les commissions qui partaient de France, et sur les rétro-commissions qui revenaient en France remplir les caisses de certains partis politiques (Pasqua cite l'affaire Clearstream, les frégates de Taïwan, les ventes d’armes à l’Afghanistan ...)
Commentaire n°6 posté par BA le 29/10/2009 à 14h52
En mai 2009, les joueurs de pipeau nous ont joué du pipeau à propos des banques américaines.

Les joueurs de pipeau ont fait passer aux banques américaines des soi-disants « tests de résistance » (en anglais : stress tests).

Dix-neuf banques ont passé ces soi-disants « stress tests ».

Résultat : dix banques avaient besoin de lever seulement 74,6 milliards de dollars. Neuf banques n’avaient pas besoin de capitaux supplémentaires.

Ces soi-disants « stress tests » étaient basés sur différents scénarios.

Le scénario le plus défavorable était le suivant (je dis bien : le scénario LE PLUS DEFAVORABLE) :

Taux de chômage aux Etats-Unis en 2010 : 10,3 %.
Taux de chômage aux Etats-Unis en 2009 : 8,9 %.

http://investigationfin.canalblog.com/archives/2009/10/08/15356345.html

En octobre 2009, le chômage aux Etats-Unis explose toutes les prévisions : il est à 10,2 %.

Les joueurs de pipeau vont encore nous dire : « C’est pas grave. Ne vous inquiétez pas. Les banques américaines sont en pleine forme. La reprise est là. Tout va de mieux en mieux. »
Commentaire n°7 posté par BA le 06/11/2009 à 19h01
A propos de la soi-disant ” ” ” reprise ” ” ” :

Les pays occidentaux sont confrontés à un chômage qui explose. Aux Etats-Unis, le chômage a atteint 10,2 % en octobre. Conséquence : la consommation baisse, et la consommation va continuer à baisser.

Problème supplémentaire : les consommateurs sont incapables d’emprunter pour consommer car ils sont fauchés et surendettés. Le nombre de crédits accordés par les banques s’effondre.

C’est donc l’Etat qui va soutenir la consommation. C’est l’Etat qui va se surendetter à la place du consommateur.

- En France, l’Etat distribue des primes aux consommateurs pour qu’ils continuent à consommer (prime de rentrée scolaire, prime à la casse, prime à la cuve, prime pour les logements économes en énergie, etc.)

- Aux Etats-Unis, cet été, l’Etat a distribué une prime aux consommateurs pour qu’ils achètent une voiture neuve. Mais ça n’a pas duré. Quand l’Etat a arrêté de distribuer cette prime, les ventes de voitures se sont effondrées.

- De même, l’aide surnommée ” Cash for houses ” est donnée aux primo-accédants. Quand un ménage américain achète un logement, l’Etat lui donne un crédit d’impôt de 8000 dollars. Cette aide devait se terminer en novembre. Les hommes politiques américains ont compris que les ventes de logement allaient s’effondrer si cette aide s’arrêtait. Du coup, ils ont voté une loi prolongeant ce programme d’aide jusqu’au 30 avril 2010 :

” le texte contient une disposition permettant d’étendre un crédit d’impôt de 8.000 dollars accordé aux nouveaux acheteurs immobiliers, afin de tenter de relancer le secteur. Ce crédit d’impôt expire au 30 novembre. Il avait été instauré en février dans un vaste plan de relance de l’économie. Les sénateurs ont décidé de le prolonger jusqu’au 30 avril 2010. ”

http://www.lepoint.fr/bourse/2009-11-05/usa-le-congres-adopte-une-extension-de-la-duree-des-allocations/2037/0/392723

L’Etat se surendette pour soutenir la consommation. Si les aides d’Etat et les primes s’arrêtaient, la consommation s’effondrerait brutalement.

Jusqu’à quand va durer cette fuite en avant ?
Commentaire n°8 posté par BA le 07/11/2009 à 10h58
France : la croissance a été faible au troisième trimestre.

Le chiffre publié par l'Insee (+ 0,3 %) est nettement inférieur aux prévisions des économistes. D'autant que nos voisins européens font mieux. Malgré tout, la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, estime «qu'on va bien finir l'année».

Le produit intérieur brut de la France a augmenté de 0,3 % au troisième trimestre par rapport aux trois mois précédents, comme au deuxième trimestre, selon les résultats provisoires des comptes nationaux publiés vendredi par l'Insee. Les chiffres avaient été dévoilés un peu plus tôt par la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, en visite à Singapour. L'acquis de croissance pour 2009 est de - 2,4 % à fin septembre.

Ce chiffre est inférieur aux prévisions puisqu'en octobre, l'Institut national de la statistique prévoyait une croissance de + 0,5 % au troisième trimestre, après la bonne surprise du trimestre précédent (+ 0,3 %) qui avait permis de mettre un terme à une année de reflux de l'activité. Le consensus établi par les économistes était de + 0,6 % en moyenne, soit deux fois le chiffre annoncé ce vendredi.

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2009/11/13/04016-20091113ARTFIG00321-france-la-croissance-a-atteint-03-au-troisieme-trimestre-.php

Pour illustrer cette déception d'une croissance deux fois plus faible que prévu, pour illustrer ces nouvelles décevantes, les petits rigolos du Figaro mettent une photo de Christine Lagarde qui fait son sourire habituel (vous savez : le sourire qu'on vous apprend aux Etats-Unis, là où Christine Lagarde a fait toute sa carrière. Ce sourire artificiel. Ce sourire niais. Ce sourire qui montre que vous avez la "win attitude").

Le contraste entre l'article sombre du Figaro qui annonce des chiffres décevants, et le sourire niais de Christine Lagarde est hilarant !

Ce contraste me fait pleurer de rire !

Finalement, on rigole bien dans les bureaux du Figaro : bravo, les gars !
Commentaire n°9 posté par BA le 14/11/2009 à 09h51
LEAP/E2020 est une entreprise de prospective. LEAP/E2020 vient de diffuser son dernier bulletin de prévision le 15 novembre 2009.

Lisez cet article :

« Les Etats face aux trois options brutales de 2010 : inflation, forte pression fiscale, ou cessation de paiement.


http://www.europe2020.org/spip.php?article625&lang=fr
Commentaire n°10 posté par BA le 15/11/2009 à 22h09
Mercredi 18 novembre 2009 :

Etats-Unis : des nouvelles de l'économie réelle.

En octobre 2009, les permis de construire ont chuté de 4 %.

En octobre 2009, les mises en chantier ont plongé de 10,6 %.

Sur les 12 derniers mois, les permis de construire ont chuté de 24,3 %.

Sur les 12 derniers mois, les mises en chantier se sont effondrées de 30,7 %.

Message transmis à ceux qui croient encore les bourrages de crânes de la propagande médiatique.

Message transmis aux gogos qui croient que la récession est finie.

Message transmis aux naïfs qui croient que la reprise est là.

Message transmis aux adeptes de la méthode Coué.

Message transmis à madame la marquise Christine Lagarde.


http://www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?num=d3b27fd69973bbbecb67be5edccd67b3
Commentaire n°11 posté par BA le 18/11/2009 à 18h14
La Société Générale se prépare à un effondrement économique mondial.

La Société Générale tire la sonnette d’alarme.

Dans un rapport adressé à ses clients, la banque française les appelle à dessiner une stratégie d’investissements de défense afin de se préparer à l’explosion éventuelle de nouvelles bulles financières.

Le pire pourrait être devant nous. C’est une des hypothèses qui ressortent d’un rapport de la Société Générale, intitulé « le pire scénario de la dette », selon lequel les récents plans de sauvetage mis en place par les gouvernements mondiaux ont simplement transféré des passifs du secteur privé au secteur public, créant une nouvelle série de problèmes.

Premier d’entre eux, le déficit. « Le niveau de la dette paraît tout à fait insoutenable à long terme. Nous avons pratiquement atteint un point de non retour en ce qui concerne la dette publique », précise le rapport de 68 pages.

L’endettement global est beaucoup trop élevé dans la plupart des économies des pays développés, par rapport à leur PIB. Aux Etats-Unis et dans l’Union Européenne, la dette publique représentera ainsi 125 % du PIB dans deux ans. Au Royaume-Uni, elle s’élèvera à 105 % et au Japon, à 270 %.

Le problème de la dette sous-jacente est plus important qu’il n’était après la seconde Guerre Mondiale, alors que les taux nominaux étaient similaires. Sauf que cette fois-ci, les gouvernements seront pris à la gorge, le vieillissement de la population rendant plus difficile qu’auparavant l’effacement de cette dette avec la croissance.

Les pays émergents ne seraient pas non plus épargnés, même si leur marge de manoeuvre sera plus importante qu’au sein des grandes économies occidentales.

Parmi les pires scénarios envisagés, le rapport évoque une nouvelle chute des marchés, une inflation galopante, ainsi qu’une forte chute du dollar. Or quand la crise bat son plein, tout le monde se retourne vers la valeur refuge par excellence, l’or. Dans ce contexte, le prix du métal jaune atteindrait des sommets jamais vus.

En plus du métal jaune, le rapport table qu’une autre valeur refuge devrait tirer son épingle du jeu, les denrées alimentaires.

A contrario, la banque conseille de se désengager du dollar et des valeurs cycliques, telles que les technologiques ou celles liées au secteur de l’automobile.

http://www.jdf.com/societes/2009/11/20/02035-20091120ARTJDF00024-la-societe-generale-se-prepare-a-un-effondrement-economique-mondial.php
Commentaire n°12 posté par BA le 20/11/2009 à 22h35
Etats-Unis : le nombre de banques figurant sur la "liste à problèmes" continue d'augmenter. Depuis le début de l'année, 124 banques ont fait faillite. En tout, 552 banques pourraient faire faillite.
Le fonds de garantie bancaire se prépare au pire : il vient de provisionner 38,9 milliards de dollars pour couvrir les pertes de l'année prochaine.

Lisez cet article :

Etats-Unis : le fonds de garantie bancaire dans le rouge.

La multiplication des faillites bancaires plombe les comptes de la Federal Deposit Insurrance Corporation (FDIC). L'organisme américain chargé de garantir les dépôts bancaires affiche en effet affiche un solde négatif de 8,2 milliards de dollars (5,5 milliards d'euros) au troisième trimestre, pour la première fois depuis 1992.
La FDIC explique que ce solde résulte de 21,7 milliards de dollars provisionnés en plus au troisième trimestre pour couvrir les faillites prévisibles.
Au total, l'organisme a enregistré une provision de 38,9 milliards de dollars "pour couvrir les pertes de l'année prochaine".
De fait, le nombre de banques figurant sur la "liste à problèmes" du FDIC a augmenté de 33 % durant le trimestre, à 552, soit son niveau le plus élevé depuis 1993, alors que 124 établissements ont déjà fait faillite outre-Atlantique depuis le début de l'année, du jamais vu depuis 1992.

http://www.latribune.fr/entreprises/banques-finance/industrie-financiere/20091124trib000446509/etats-unis-le-fonds-de-garantie-bancaire-dans-le-rouge.html
Commentaire n°13 posté par BA le 24/11/2009 à 22h21
Dominique Strauss-Kahn : d'"importantes pertes" bancaires n'ont pas encore été dévoilées.


Dominique Strauss-Kahn estime qu'il reste "d'importantes pertes" bancaires "non dévoilées" dans le monde.

"Cinquante pour cent sont peut-être encore cachées dans les bilans", déclare le directeur général du Fonds monétaire international (FMI) dans un entretien au "Figaro" de mercredi 25 novembre.

D'après lui, "on peut aujourd'hui considérer que la crise financière est à peu près maîtrisée", mais la reprise est "fragile" et une rechute ne peut être totalement exclue.

La "proportion" des pertes bancaires qui n'ont pas été dévoilées "est plus forte en Europe qu'aux Etats-Unis", affirme Dominique Strauss-Kahn, notant que "l'histoire des crises bancaires, notamment au Japon, démontre qu'il n'y aura pas de croissance vive et saine sans un nettoyage complet du bilan des banques".

http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=c31f3aaca0210128eebc891c23254cf6

Combien les banques françaises possèdent-elles de soi-disants " actifs ", qui sont en réalité des actifs pourris ?

Combien les banques françaises possèdent-elles de soi-disants " actifs ", dont la valeur est en réalité égale à zéro ?

Combien les banques françaises ont-elles réellement perdu en 2008-2009 ?

Combien de banques françaises sont en réalité des banques zombies ?
Commentaire n°14 posté par BA le 25/11/2009 à 00h01
Mercredi 25 novembre 2009, l'interview de Dominique Strauss-Kahn dans Le Figaro nous confirme une chose : les grandes banques privées nous présentent des bilans mensongers.

« Le Figaro : Quel est aujourd'hui le niveau des pertes non reconnues des banques ?

Dominique Strauss-Kahn : Il reste d'importantes pertes non dévoilées : 50 % sont peut-être encore cachées dans les bilans. La proportion est plus forte en Europe qu'aux États-Unis. Je le redis : l'histoire des crises bancaires, notamment au Japon, démontre qu'il n'y aura pas de croissance vive et saine sans un nettoyage complet du bilan des banques. »

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2009/11/24/04016-20091124ARTFIG00576-strauss-kahn-il-faut-revoir-notre-modele-de-croissance-.php

Les banquiers mentent sur l'état réel de leur banque.

Les banquiers expliquent qu'ils possèdent des soi-disant " actifs ", alors que la moitié de ces " actifs " sont en réalité des actifs pourris.

En clair : 50 % de ces soi-disant " actifs " ont en réalité une valeur égale à zéro.

Le même jour, nous apprenons que les banques centrales mentent elles-aussi.

Le même jour, nous apprenons que les banques centrales présentent elles-aussi des bilans mensongers.

Nous apprenons qu'au Royaume-Uni, la banque centrale a menti sur l'état réel des banques anglaises : la banque centrale a été obligée de prêter aux banques anglaises HBOS et Royal Bank of Scotland la somme de 61,6 milliards de livres dans le plus grand secret.

Ces 61,6 milliards de livres n'apparaissent pas dans le bilan de la Banque centrale d'Angleterre.

http://news.bbc.co.uk/2/hi/business/8375969.stm

Conclusion : la Banque centrale d'Angleterre ment sur son propre bilan.

La Fed ment sur son propre bilan.

La BCE ment sur son propre bilan.

Je commence à comprendre pourquoi les parlementaires américains ne parviennent pas à voter un audit de la Fed. Ce que l'audit de la Fed révèlerait, c'est le nombre scandaleux de mensonges que la Fed a diffusés.

Idem pour la BCE.

Le Parlement européen doit maintenant voter un audit de la BCE.

Les citoyens veulent connaître les vrais chiffres.
Commentaire n°15 posté par BA le 25/11/2009 à 14h47

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