Gros bides

Vendredi 29 août 2008




    Avertissement aux miens lecteurs en cette rentrée plus que poussive : il n’est nullement exclu que transpire de la prose ci-dessous un léger fumet d’anti-britanisme primaire. Voire un zeste de mauvaise foi franchouillarde. Peu importe : à peine les JO les plus bridés de l’histoire terminés (jeu de mot), on peut déjà affirmer que ceux de Londres 2012 seront un bide retentissant. Pas côté sport, mais plutôt côté chiffres.


    Londres 2012, futur gouffre financier ? Ce n’est pas Bertrand Delanoé qui le dit, c’est The Economist. Oui, le brûlot libéral qui pousse le snobisme jusqu’à ne pas faire signer ses journalistes, tous les papiers étant estampillés du nom de la publication. Les
chiffres de l’hebdomadaire économique sont édifiants : le financement public coûtera 11 milliards d’euros au contribuable, contre 4,3 initialement prévu. Pourquoi ? Parce que ces têtes en l’air de British ont malencontreusement oublié de compter la TVA. Et les frais de sécurité. Et les coûts d’infrastructures. Et les difficultés de reconversion des sites aménagés spécialement pour les Jeux. C’est ballot, hein, sacrément ballot.


    Damned, Londres aurait-il tenté d’enfler les gérontes du CIO ? Y aurait-il eu manipulation de têtes chenues ? On n’ose y croire. On refuse cette idée infâme. Jusqu’à ce que
Pierre-Yves Gerbeau, patron du groupe de loisirs britannique X-Leisure et ancien responsable de la candidature Londres 2012, balance ses quatre vérités sur le dossier de Londres à votre serviteur il y a quelques mois. A sa façon, cash : « Londres a gagné avec un dossier pourri, du fait de la suffisance de la candidature française. La plupart des installations n’existent que sur le papier, contrairement au dossier de Paris. Rien ne sera prêt à temps, ou à des surcoûts délirants. » Et de faire le parallèle avec les JO d’Athènes, qui ont durablement endetté la Grèce.



    Côté grands projets, la Grande-Bretagne n’en serait pas à son premier bide. Prenez le Dôme du Millénaire, une structure de 50 m de haut et 1 km de circonférence qui se voulait un divertissement culturel construit sur la rive sud de la Tamise. Bilan : 1,6 milliard d’euros d’investissement, et un échec commercial retentissant. Gerbeau peut vous en parler, il s’est coltiné la reconversion du Machin en salle de spectacle. Reconversion qui cumule encore les retards.

    Back to the JO 2012. Le 29 avril, le Sunday Telegraph révélait que le gouvernement a volontairement sous-estimé le montant de la facture des Jeux. Jack Lemley, ancien président de l’Olympic Delivery Authority (ODA) –chargée de l’organisation des JO– avait d’ailleurs démissionné fin 2006 pour protester contre ces méthodes.

    La fronde semble même monter en Angleterre. Y compris sur le logo retenu pour les JO, une étrange croûte rosâtre en quatre morceaux fièrement exhibée par Sebastian Coe, chef de file des JO de Londres. Verdict du Telegraph : « puéril, complètement raté d’un point de vue artistique (…) un scandale commercial ». « Affreux », opine le Conservateur Bob Neill. Le tout facturé 600 000 euros.

    Paris aurait-il fait mieux que ce minable pataquès ? Rien ne le dit. Les budgets sont systématiquement dépassés, ignorés qu’ils sont par un CIO corrompu. Voir à ce sujet les deux ouvrages du journaliste britannique Andrew Jennings, Les seigneurs des anneaux et La grande arnaque olympique. Et si la défaite de Paris fin 2005 n'était finalement pas une si mauvaise nouvelle ?



Par GameTheory
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Lundi 30 juin 2008

 

    Au départ, ça ressemble à un beau rêve d’ingénieur. Une fusée, un bateau pour la transporter, une plate-forme pétrolière pour la lancer en plein océan. Le genre de chimère qui reste le plus souvent dans les cahiers à spirales de quelque illuminé à bretelles. Ca fait rigoler leurs potes, s’esclaffer leur banquier, gondoler leur chefaillon. Puis tout le monde fait une bise à Bobonne, va se coucher et on n’en parle jamais plus.


    Sauf quand l’ingénieur s’obstine. Qu’il se cramponne. Et que finalement, il arrive à mener à bien son projet. Ce qui donne, pour notre histoire de fusée océanique, Sea Launch, un étrange attelage russo-américano-ukraino-norvégien, piloté par Boeing et basé aux îles Caïman. But avoué : concurrencer Ariane et Soyouz, les deux leaders mondiaux du lancement de satellites commerciaux. En tirant une fusée d’une plate-forme dans le Pacifique, quasiment sur l'équateur, ce qui permet, pour une raison que je ne comprendrai certainement jamais, de lancer des charges plus lourdes.

 

    Niveau logistique, on a déjà vu plus simple. Les différents étages de la fusée sont construits en Russie (Moscou) et en Ukraine (Kiev). Acheminés par rail jusqu’au port de Nikolaiev, près d’Odessa, sur la mer Noire. Chargés sur un bateau, et vogue la galère. Dardanelles, Bosphore, Mer Egée, Méditerranée, Gibraltar, Atlantique, canal de Panama. Et enfin, arrivée à Long Beach, en Californie, le QG de Sea Lauch, après 32 jours de mer.


    Et ce n’est pas fini. La fusée est ensuite assemblée dans le gigantesque navire de commande, Sea Launch Commander, puis transbordée dans le hangar climatisé de la plate-forme, joli morceau de 133 mètres sur 67. Laquelle met en marche ses moteurs de 24 000 CV, et arrive  en une dizaine de jours sur le lieu du lancement, au large des îles Kiribati, où la fusée est dressée à la verticale.




    La mise à feu est ordonnée depuis le navire de commandement, à cinq kilomètres du site de lancement. La plate-forme, haute de 42m et montée sur ballasts, est conçue pour s’enfoncer d’une vingtaine de mètres dans les eaux au moment du décollage, assurant la stabilité de l’ensemble.

 
    Très joli quand ça marche. Le problème, c’est que ça ne marche pas toujours. Le 30 janvier 2007, une fusée Zénith-3SL et ses deux satellites explosent en plein décollage, endommageant gravement la plate-forme, qui ne sera remise en service qu’un an plus tard. « Une fusée qui part vers le bas au lieu de s’envoler, ça la fiche mal », pouffera même Jean-Yves Le Gall, patron du concurrent Arianespace. Je vous laisse en juger :


   



    Sea Launch ne se remettra jamais de ce vilain bide sous-marin. Dommage, car l'histoire est belle. Odyssey est à l’origine une vieille plate-forme pétrolière japonaise, battant pavillon libérien, détruite par un incendie en 1989 en mer du Nord. Rachetée à vil prix par un groupe norvégien, elle est mise au rebut sur un chantier, où un ingénieur aussi russe que moustachu repère cette énorme araignée de métal à dix pattes.

 

    Une base spatiale mobile et flottante : Boeing est vite conquis. Archi-dominé sur les lancements de satellites commerciaux, le géant yankee de l’aéronautique enrage de s’être fait griller la politesse par les laborieux Européens d’Arianespace, et, pis encore, par les poussiéreux Popov de Soyouz, 1700 lancements au compteur depuis leur base de Baïkonour (Kazakhstan). Le tour de table est réuni en 1995, la plate-forme et le navire de commandement achevés en 1997. Coût total : 500 millions de dollars.

 
    Plus de dix ans plus tard, Sea Launch n’a pas réussi à se muer en alternative crédible aux gros concurrents. D’autant qu’Arianespace et Soyouz ont eu l’heureuse idée de s’allier au sein d’une coentreprise, Starsem, leader incontesté du secteur.
Un pas de tir pour Soyouz est même en voie d’achèvement à Kourou, base guyanaise d’Ariane. Au moins, là, pas de risque de mal de mer.

 

  

Par GameTheory
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Jeudi 12 juin 2008

 


     C'est l'histoire d'un type qui aimait les coussins d'air. Beaucoup. Et les engins qui flottaient dessus. Passionnément. Il y pensait jour et nuit, Jean Bertin, à ses étranges prototypes voletant quelques centimètres au dessus du sol grâce au principe dit de « l'effet de sol ». Et cet X en avait inventé une palanquée, avec son équipe d'ingénieurs : les Terraplanes, des aéroglisseurs terrestres. Les Naviplane, leurs homologues marins. Et l'Aerotrain, qui aurait pu en faire l'inventeur de la grande vitesse ferroviaire. Et qui n'en a fait qu'un loser magnifique aux 163 brevets, vaincu par le lobbying de la SNCF et la création du TGV.



    L'Aérotrain. « Un avion prisonnier, volant sans ailes et au ras du sol », résumera l'inventeur. L'idée est simple : un train sur coussin d'air, qui glisse le long d'un rail unique en forme de T renversé. Le premier prototype est testé en 1965. L'année suivante, il dépasse les 200 km/h. Celle d'après, les 345 km/h. Le 22 juin 1969, une version de l'Aérotrain équipée d'une fusée d'appoint et de parachutes de freinage bat le record du monde de vitesse, à 422 km/h.


    Les efforts de Bertin finissent par payer : la DATAR a accepté de mettre quelques pépètes dans l'affaire, avec quelques investisseurs privés. L'engin a désormais une piste d'essai de 6 km dans l'Essonne, et une autre de 18 km dans le Loiret, censée s'intégrer, à terme, dans une future liaison Paris-Orléans. La société de l’Aérotrain de Bertin entreprend des études pour une bonne dizaine de pays, dont la Chine, le Japon, l’Argentine, le Brésil, la Corée du Sud, le Canada, l’Italie. Et vise, en France, un Paris-Lyon que l'engin effectuerait en un peu plus d'une heure.






    Damned. Tout ce que la SNCF compte d'ingénieurs corporatistes se met en branle. Idem chez Alsthom, le constructeur du TGV, alors encore en gestation. Pas question de laisser un inconnu venu du monde de l'aéronautique mettre la main sur le Paris-Lyon. Des mois de lobbying acharné plus tard, Bertin doit se rendre à l'évidence : les arguments des deux compères ont fait mouche. Jugé trop cher, trop bruyant, et trop consommateur d'énergie, le train sur coussin est écarté des projets de liaisons entre grandes villes.


    Reste une dernière chance pour Bertin : les liaisons de courte distance, type Orly-Roissy. Ou Cergy-La Défense, que l'ingénieur pense remporter avant qu'un Giscard à peine élu n'enterre définitivement le projet. Bertin n'y résistera pas : il meurt un an plus tard d'un cancer foudroyant. Toutes les recherches sur l'engin sont définitivement abandonnées en 1977.




    Que reste-t-il de l'aventure plus de trente ans plus tard ? Pas grand-chose. Les deux prototypes restants du train volant ont mystérieusement disparu dans deux incendies coup sur coup, en 1991 et 1992. D'aucuns évoquent des origines criminelles, surtout pour le deuxième. La voie d'essai du Loiret est toujours là, l'administration ayant jugé son coût de destruction prohibitif. L'excellent Jean-Bernard Pouy en a tiré une nouvelle plus que sympatoche, J'ai fait l'Aérotrain.


    Aux dernières nouvelles, EDF envisage d'utiliser la voie, située à cinq mètres du sol, comme support de panneaux solaires, ce qui ferait le plus gros site de France. L'ami Bertin doit s'en retourner dans sa tombe. Sur coussin d'air, évidemment.

    Jetez un oeil à ce montage d'un des nombreux fans de l'Aérotrain, ça donne une bonne idée de l'engin.



L'aerotrain
envoyé par SebMollier




Par GameTheory
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Jeudi 8 novembre 2007




    presse-zebank.jpg
    Zebank.
Le nom à lui seul est déjà une blague. L’idée émane de l’entourage de Bernard Arnault en ce début d’année 1999 : une banque 100% internet, sans guichets ni agences, sur le modèle du groupe anglais Egg, qui a réussi à conquérir deux million de clients en trois ans. D’abord baptisée Zeproject (sic),
Zebank, autoproclamée l'« hyperbanque», une marque déposée par le groupe, veut être présente sur tous les segments de la finance en ligne : bourse, crédit, assurance, épargne.


    L’idée reste deux ans dans les cartons.
Les retards se multiplient, les bugs techniques aussi, Arnault s’énerve. Et nomme finalement Philippe Jaffré, ancien patron d’Elf, Zeboss d’Europ@web, le bras armé d’Arnault sur Internet, pour accélérer les choses.
Les développeurs marchent sur des œufs : le jour de la démonstration à Bernard Arnault, ordre est donné aux salariés de ne pas solliciter le système informatique afin d'éviter un plantage. Finalement, ça passe ric rac. Ze soulagement.

 
    Malgré un rapport du cabinet Arthur Andersen mettant en garde sur les faiblesses de l’organisation du groupe, Zeban est lancée en grandes pompes début 2001. Bonne nouvelle : les dirigeants ont réussi à convaincre un partenaire bancaire, Dexia, de les suivre dans l’aventure, avec 20% du capital. Du lourd, du sérieux, se dit-on à l’époque. D’autant que les actionnaires ne mégotent pas sur Ze pépettes, avec un investissement initial de 115 millions d'euros et 140 embauches, dont la moitié au service clients.

    Zebank se lance dans un matraquage marketing impressionnant, avec un budget de 50 millions d’euros, soit le budget pub annuel de Coca Cola France ou deux fois celui de la Société Générale, comme le souligne l’excellent dossier du Jdnet
sur le sujet. Peine perdue : Zebank peine à décoller. La filiale bénéficie d'une rallonge de 65 millions d'euros juste avant l'été 2001, mais rien n’y fait. Ni la carte Visa Premier gratuite, ni les chèques cadeaux de 1000 francs. Les coûts d’acquisition d’un client doublent, de 450 à 1000 euros environ. Et encore, parmi les rares clients, de nombreux interdits bancaires essaient de se faufiler en loucedé. Ze honte.
  
    Bref, c’est la crise. Fin 2001, Zebank n’a que 60 000 comptes ouverts contre 150 000 espérés, dont seulement quelques centaines vraiment actifs, et a brûlé toute sa trésorerie. Jaffré fait semblant d’y croire encore :" Zebank décolle. C'est un succès aussi bien technique que commercial ", claironne-t-il en juin 2001. Zeblague. Selon plusieurs sources à l’époque,
seuls 500 comptes, dont 200 pour les employés de Zebank, seraient réellement actifs, c'est-à-dire avec virement automatique du salaire tous les mois.
  
    Mais il y a pire. Zebank s’engage dans un partenariat avec McDonald’s, sur le jeu Euromonopoly. 200 000 comptes crédités de 75 euros sont mis en jeu. Problème : la banque n’a plus la trésorerie pour honorer ses promesses… Il faut arrêter les frais au plus vite. Fin 2001, le choix est simple : Ze cession ou Ze dépôt de bilan. 

    Ce sera la cession. Moins traumatisant pour les salariés, et surtout moins humiliant pour Bernard Arnault. C’est finalement la banque en ligne britannique Egg qui met la main sur Zebank, pour à peine 8 millions d’euros. Un prix incroyable vu les investissements totaux de 180 millions consentis quelques mois avant. Rebaptisée Egg France, la banque ne décollera toujours pas. Elle est revendue par appartements à Banque Accord, filiale d’Auchan, et ING Direct.

    This is Ze End, my only friend.



Par GameTheory
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Mardi 30 octobre 2007
   
   

   
1966.jpg
    Comme tous les grands précurseurs
, le Bi-Bop est un incompris. Un oublié de l’histoire. L’an prochain, tout le monde fêtera en grande pompe le dixième anniversaire de la victoire de la France en Coupe du monde de football. Peu d’esprits clairvoyants mettront une gerbe sur la tombe du défunt téléphone de France Télécom, pourtant parti vers d’autres cieux en 1998. La mémoire est cruelle pour les téléphones à clapet.

    Sacré objet que ce Bi-Bop. Lancé en 1993 à Paris, Lille et Strasbourg, le téléphone, vendu autour de 2000 francs, fonctionnait un peu sur le principe des bornes wi-fi actuelles : il fallait se situer dans un rayon de 300 mètres d’une borne –signalée par un autocollant bleu-blanc-vert du plus bel effet- pour pouvoir passer un appel avec cette espèce de grosse calculette noire. Et prendre l’option Be-Bop Réponse – payante- si on voulait pouvoir de faire appeler. Pas super pratique, en fait, d’autant qu’on ne pouvait passer d’une borne à l’autre sans que la communication soit coupée.

    France Télécom avait conçu ce service comme une passerelle,   un échelon intermédiaire pour "éduquer" le grand public avant de le lancer dans le grand bain de la «vraie» téléphonie mobile, sur réseau GSM. Objectif : un million d’utilisateurs en l’an 2000, avec un seuil de rentabilité fixé à 150 000. Apple avait même dans ses cartons un PowerBop, capable de se connecter sur le réseau Bi-Bop et donc de recevoir des fax. Il ne reste aujourd’hui qu’une petite dizaine de ces pièces de musée.

    Dans ses meilleures années , le Bi-Bop, rapidement distancé par un GSM plus simple, plus performant et moins cher, ne dépassera jamais les 90 000 clients. France Télécom stoppe les campagnes de pub, puis la distribution. Et arrête finalement les frais en coupant définitivement le réseau en octobre 1998. Croyez-le ou non, Il restait encore 20 000 psychopathes à utiliser le Bi-Bop.  

   
bi-bop.jpg L’opérateur va se fendre d’une bafouille   aussi grandiloquente que faux cul aux derniers résistants : «Vous faites partie des précurseurs, de ceux qui les premiers ont fait confiance à la téléphonie mobile. Votre Bi-Bop vous a rendu de nombreux services, et je vous remercie de l’avoir choisi.» Larmichette de rigueur. Histoire de faire passer la pilule, FT offre un avoir de 500 francs sur les futures communications Ola de l’utilisateur.

    L’instant lacrymal passé, vient le temps des chiffres. Et là, c’est nettement moins drôle. La «cabine téléphonique portable» laisse derrière elle une sacrée ardoise, pointée dans un rapport confidentiel de la Cour des comptes : 430 millions de francs de pertes sur les deux premières années d’exploitation, 600 millions de francs investis en tout en pure perte par France Télécom, dont 40 millions de pub pour relancer le service après des débuts ratés.

    C'est la première fois de l'histoire des télécoms en France qu’un réseau - à la norme CT2/CA, pour les esthètes- est purement et simplement fermé. Les ingénieurs français avaient voulu faire les malins en choisissant cette norme au détriment de la norme européenne GSM, que quasiment tous les opérateurs lançaient déjà à l’époque. Une tentative britannique similaire, le Rabbit, avait connu la même fin tragique, mais FT estimait que les Rosbifs s'y étaient pris comme des manches. Sacrés Techos.

    Ces tristes sires ont donc la mort du Bi-Bop sur la conscience.   Je n’aimerais pas être à leur place. Oh non, vraiment pas.

Par GameTheory
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