Vendredi 27 novembre 2009 5 27 /11 /Nov /2009 11:31




        

        C’est une tour moche, au cœur d’un quartier horrible, dans une ville hideuse. Une espèce de brindille informe qui se perd dans le fog perpétuel qui recouvre Dubaï, ses milliers de 4X4 Toyota, et ses mosquées aussi vides que les immeubles de bureaux qui bordent la Cheikh Zayed Road, l’autoroute urbaine à deux fois six voies qui traverse la ville.

 

Burj Dubaï. La tour de tous les superlatifs, disent ses promoteurs. 818 mètres, 22 millions d’heures de travail, 162 étages. La tour la plus haute du monde. Jusqu’au dernier moment, les autorités ont caché la hauteur définitive de la tour, histoire d’éviter qu’un bridé promoteur est-asiatique trop ambitieux lance son projet à un mètre de plus. Et comme, c’est bien connu, Dubaï regorge d’eau, on a construit une fontaine de 152 mètres, l’équivalent d’une tour de 50 étages, histoire de compléter la piste de ski toute proche qui se descend en 22 secondes.

 

 


 

Le reste est affaire de rumeurs. On dit que l’appartement du sommet, 150m2, a été vendu à 22 millions de dollars. Que l’on attend les premiers violents vents de sable pour voir si les vitres vont tenir sans exploser ou devenir opaques. Que la tour est totalement vide, et risque de le rester un bout de temps, malgré l’inauguration prévue le 4 janvier et un pseudo hôtel Armani qui doit s’y installer.

 


Comme symbole de la bulle Dubai, on pouvait difficilement rêver mieux. Dubai World, la holding publique bras armé de l’émirat du Golfe, a demandé hier la renégociation de 59 milliards de dollars de dettes, soit quatre années de son chiffre d’affaires. L’émirat serait endetté à hauteur de 80 milliards de dollars. Le projet Al Burj, la tour d’un kilomètre de haut du promoteur concurrent Nakheel, est reporté sine die.

 

 


 

Suprême humiliation : le grand frère et émirat ennemi, Abu Dhabi, est à nouveau appelé à la rescousse par la famille régnante Al-Maktoum. Le premier émirat des EAU a tout de ce que Dubaï n’a pas : des réserves de pétrole, de gaz, des banques puissantes et stables, qui répondent à la minute aux injonctions des keffiehs en chef. Quand Dubaï misait sur l’immobilier et le tourisme avec un recours déraisonnable à l’endettement, Abu Dhabi regardait le cheikh Mohammad Al-Maktoum s’exciter avec un mélange d’envie et de colère. Envie parce que Dubaï avait réussi à attirer le regard du monde au détriment de la capitale des Emirats, réduite au rôle de suiveuse. Colère parce que la croissance de Dubaï s’était faite dans la plus totale anarchie, mal vue de la part d’un émirat bien plus conservateur.

 

Qu’on se le dise, l’heure des comptes a désormais sonné. Celle des soldes flottants aussi : on peut compter sur Abu Dhabi pour reprendre en main les deux derniers bijoux de famille de Dubaï : sa compagnie aérienne Emirates, et son opérateur portuaire, Dubaï Ports World, troisième acteur mondial du secteur. Le reste, comme le promoteur immobilier Nakheel, risque fort d’être réduit à un statut qu’il n’aurait jamais dû quitter : celui d’actif pourri.

 

 


 

Pour Emirates, c’est assez simple : à plus ou moins long terme, la compagnie sera fusionnée avec Etihad, sa concurrente d’Abu Dhabi, pas rentable mais adossée à un actionnaire bien plus solide. Cette concentration, dont les deux acteurs ont toujours nié le projet, c’est le cauchemar d’Airbus, surfe depuis des années sur le concours de quéquettes entre les deux acteurs. Pas un détail : 44% du carnet de commandes de l’A380 et l’A350 est dépendant des compagnies du Moyen-Orient. A terme, on peut aussi imaginer une intégration de Qatar Airways, troisième acteur de la région et autre gros client d’Airbus.

 

Pour Dubaï Ports World, c’est plus ouvert. Sa dette de près de 5 milliards et son portefeuille d’une cinquantaine de ports exploités dans le monde en font une cible idéale pour les Chinois, voire d’autres groupes du Golfe. Pas sûr, cependant, que les Emirats laissent filer ce fleuron maritime pour un prix au rabais.

 

 

 

Quelles leçons tirer de l’éclatement de la bulle Dubaï ? Une, en priorité : ce n'est pas de la poussière qu’il reste sous le tapis de la finance, c’est des troupeaux de mouflons. Non content de n’avoir pas prévu l’écroulement d’entreprises, comme Lehman Brothers, le système financier n’est pas à l’abri de banqueroutes d’Etats. Selon DSK, 50% des pertes pourraient encore être cachées dans les bilans.


Par GameTheory - Publié dans : Sur le terrain
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Commentaires

Article zéro.
Plein d'erreurs et de préjugés.
Sur un blog ça ne me dérange pas, chacun écrit ce qu'il veut chez soi mais sur Marianne ça me dérange.
Commentaire n°1 posté par Fabienne le 27/11/2009 à 15h07
Merci de détailler les "erreurs" et "préjugés", ça m'intéresse. Je me ferai un plaisir de répondre point par point.
Commentaire n°2 posté par GameTheory le 27/11/2009 à 15h55
Peut-être que c'est parce que j'ai mal dormi (ou que je ne lis pas Marianne), mais je ne comprends pas le commentaire n° 1 : quel rapport entre SoBiz et le magazine en question ?
Commentaire n°3 posté par Yepok le 27/11/2009 à 16h35
@Yepok

Marianne2.fr reprend régulièrement les posts de SoBiz dans la rubrique "Blogueurs associés".
Commentaire n°4 posté par GameTheory le 27/11/2009 à 17h08
Bonne continuation
Commentaire n°5 posté par Rozéfré le 27/11/2009 à 17h08
Article très intéressant avec notamment la mise en perspective des conséquences de la situation de l’Emirat pour une entreprise comme Airbus.

Vous dites que « Dubaï avait misé sur l’immobilier et le tourisme… » Pas seulement. Car Dubaï s’est construit en pratiquant :
… l’esclavage depuis toujours avec ces travailleurs venant des Philippines, d’Inde, du Pakistan, de Palestine traités comme des animaux, transportés dans des bétaillères, logés dans des containers et payés au lance-pierres.
… et la prostitution depuis la fin des années 80 avec des filles venant de toutes les régions du monde, en particulier de la Russie
…. et la vente d’alcool en plein cœur du monde musulman frappé par la prohibition, mais qui a soif comme les autres
…. et les lois d’exception qui garantissaient que les expatriés occidentaux confortablement installés dans ce petit paradis ne se sentiraient néanmoins pas trop chez eux en se rappelant, en permanence, qu’un accident de la route impliquant un "local", quelles que soient les circonstances, étaient leur faute à eux, expatriés, même si le "local" en question roulait à 140 sur la bande d’arrêt d’urgence de l’autoroute et que vous ne l’aviez pas vu arriver dans votre rétroviseur.
…. et le système de sponsoring qui oblige toute société étrangère à avoir un partenaire local payé à ne rien faire

On pourrait presque se réjouir en se disant qu’il y a peut être une justice et que devant tant d’opulence, d’hypocrisie et de bling-bling, l’émirat de Dubaï n’a que ce qu’il mérite. Mais hélas, les premiers qui vont souffrir de la situation sont bien les esclaves et les putes mentionnés ci-dessus.

A lire aussi sur le sujet, un très bon papier de Daniel Schneidermann sur le site d’@rrêt sur images : http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=6295

C’est décidé, je m’en vais faire un texte sur mon blog
Commentaire n°6 posté par RST le 27/11/2009 à 18h09
Intéressant, riche d'infos et bien écrit: que demande le peuple? ;-)
Commentaire n°7 posté par cpolitic le 28/11/2009 à 09h24
Les autorités d'Abou Dhabi, capitale des Emirats arabes unis, sont prêtes à aider "au cas par cas" l'émirat voisin de Dubaï qui ploie sous le poids de sa dette.

"Nous allons voir au cas par cas ce que nous pouvons faire pour Dubaï. Cela ne veut pas dire qu'Abou Dhabi va garantir la totalité de la dette", a déclaré samedi à Reuters un responsable de l'émirat d'Abou Dhabi.

"On a affaire à des entités commerciales privées, à d'autres qui sont semi-publiques, alors Abou Dhabi choisira à qui, quand et comment porter assistance", a ajouté ce responsable qui a requis l'anonymat.

Les difficultés que Doubaï rencontre avec sa dette, héritées d'une bulle immobilière qui s'est traduite par la construction des immeubles les plus hauts du monde, ont suscité ces derniers jours de vives inquiétudes dans le monde financier qui s'était tourné vers la région du Golfe pendant la crise financière mondiale.

L'émirat a officiellement annoncé mercredi qu'il allait demander aux créanciers de Dubai World, le conglomérat qui a piloté son expansion effrénée ces dernières années, de donner leur accord à un moratoire sur plusieurs milliards de dollars de dette. Ce moratoire constituerait la première étape de la restructuration de Dubai World.


http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRGEE5AR02B20091128

Question numéro 1 : combien de milliards d'euros les banques françaises vont-elles perdre dans ce scandale de Dubaï ?

Question numéro 2 : combien de milliards d'euros les contribuables français vont-ils payer pour renflouer encore une fois les banques françaises ?

Question numéro 3 : jusqu'à quand les contribuables français devront-ils payer pour renflouer ces connards de banquiers ?

Les banquiers, à la guillotine.
Commentaire n°8 posté par BA le 28/11/2009 à 13h33
histoire d’éviter qu’un bridé trop ambitieux lance son projet à un mètre de plus

un bridé ?
Commentaire n°9 posté par Bruno GENDRON le 28/11/2009 à 18h01
" La Banque des règlements internationaux évalue pour sa part à 93 milliards de dollars l'exposition des banques européennes aux Emirats arabes unis, dont 51 milliards de dollars pour les établissements britanniques.

En tête figurent la banque sino-britannique HSBC, avec des engagements de 11,3 milliards de dollars, puis Standard Chartered, et Barclays.

Quant à la banque française BNP Paribas, ses prêts dans les Emirats arabes unis atteignaient environ 1,1 milliard d'euros fin 2008.

Mais le problème n'est pas tant celui du niveau d'exposition au risque émirati que le fait de se rendre compte que les banques ont, encore, des créances potentiellement "pourries". Bref, que le ménage dans la finance mondiale n'est pas fini.

Certains investisseurs estiment que Dubaï est peut-être "le signe avant-coureur de problèmes de dette d'autres pays", alerte Thomas Della Casa, responsable de la recherche chez Man Investment, un hedge fund suisse.

Les investisseurs regardent tout particulièrement la situation des pays d'Europe de l'Est mais aussi de la Grèce, de l'Italie, de l'Espagne, ou de l'Irlande. Leur niveau d'endettement rapporté au produit intérieur brut, est, selon M. Della Casa, "à la limite du supportable".
Car la reprise économique ne sera pas suffisante pour permettre à ces Etats de se renflouer naturellement. La croissance à venir sera molle.

Aux Etats-Unis, la banque centrale (Fed) a d'ailleurs confirmé, le 24 novembre, que le rétablissement serait lent. En témoigne la révision à la baisse de la croissance américaine pour le troisième trimestre, à 2,8 % en rythme annuel, contre 3,5 % précédemment.

"Tout le monde pense que l'on est sauvé, mais il y aura sur les marchés des reality check ( tests-vérité) au cours des prochains trimestres", prévient M. Della Casa.

http://www.lemonde.fr/economie/article/2009/11/28/la-crise-de-dubai-a-affole-les-marches_1273472_3234.html
Commentaire n°10 posté par BA le 28/11/2009 à 19h54
A Dubaï, dans le secteur financier, tous les clignotants sont au rouge.

Le problème, c’est que l’effet domino va entraîner le secteur financier de la région du Golfe.

Le problème, c’est que l’effet domino va entraîner le secteur financier de toute la planète.

Le problème, c’est qu’aujourd’hui, le secteur financier de tous les pays est en train de basculer.

La chancelière allemande Angela Merkel a qualifié samedi de « critique » la situation du crédit et a appelé les banques à faire plus pour aider à financer les entreprises.

« Nous sommes dans une situation critique » en ce qui concerne le financement des grandes et moyennes entreprises, a affirmé Mme Merkel dans son message vidéo hebdomadaire diffusé sur internet.

http://www.romandie.com/infos/news2/091128135131.w7fr0z2l.asp

En clair :

- en Allemagne, l’Etat va garantir 10 milliards d’euros des créances de banques …

- … mais les banques vont devoir déprécier 90 milliards d’euros ! Ces 90 milliards d’euros sont de soi-disants « actifs », mais ce sont en réalité des créances irrécouvrables. Ce sont des actifs pourris, dont la valeur réelle est égale à zéro.

- Comme presque tous les Etats occidentaux, en Allemagne, l’Etat utilise l’argent des contribuables pour renflouer les banques. L’Etat se surendette pour essayer de sauver les banques de la faillite. L’Etat utilise l’argent des contribuables pour remplir le tonneau des Danaïdes.

- Jusqu’à quand ?

- Nous devons nous préparer à subir une deuxième crise financière.
Commentaire n°11 posté par BA le 29/11/2009 à 11h42
La deuxième crise financière arrive.

Accrochez-vous.

Les Bourses de Dubaï et d'Abou Dhabi en chute libre à l'ouverture.

Les Bourses de Dubaï et Abou Dhabi étaient en chute libre lundi, premier jour ouvrable depuis la crise de la dette de Dubaï.

Une heure après le début des échanges, la Bourse de Dubaï avait reculé de 7,19 %, alors que celle d'Abou Dhabi baissait de 8,09 %.

Selon le règlement intérieur des deux places, les transactions sont suspendues si la baisse excède 10 %.


http://www.romandie.com/ats/news/091130073301.cbu1n5zf.asp
Commentaire n°12 posté par BA le 30/11/2009 à 10h10
Quelle est la différence entre les mensonges médiatiques et la réalité ?

Aujourd'hui lundi 30 novembre, voici un exemple de mensonge médiatique :

" Les craintes d'une propagation mondiale de la crise émiratie se sont atténuées avec le rebond lundi des Bourses européennes et asiatiques, qui avaient plongé en fin de semaine dernière. "

http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=cfa6a3c566aba2d103f71521cbbd6cd3

Le rebond des Bourses européennes !

Quelle est la réalité du rebond des Bourses européennes ?

En réalité, les bourses européennes ont baissé !

Royaume-Uni : FTSE 100 : - 1,05 %.
Allemagne : DAX : - 1,05 %.
France : CAC 40 : - 1,11 %.
Espagne : IBEX 35 : - 1,12 %.
Suisse : Swiss Market Index : - 1,19 %.
Europe : FTS Eurofirst 80 : - 1,19 %.
Italie : FTSE MIB : - 1,25 %.
Belgique : BEL 20 : - 1,45 %.
Norvège : OBX Total Return Index : - 1,83 %.
Commentaire n°13 posté par BA le 30/11/2009 à 21h27
Les bourses de Dubaï et d’Abou Dhabi ont poursuivi leur chute mardi, pour le deuxième jour d’affilée, ouvrant respectivement en baisse de 6,25 % et 5,91 %.

La baisse est intervenue malgré l’annonce dans la nuit par le conglomérat public Dubai World, en difficulté, d’une prochaine restructuration de certaines de ses compagnies, dont le géant immobilier Nakheel.

Les deux bourses ont connu un "lundi noir" (- 7,3 % pour Dubaï et - 8,3 % pour Abou Dhabi) lors de leur réouverture pour la première fois après l’annonce par les autorités de Dubaï de leur intention de demander un moratoire de six mois sur la dette de Dubai World.

http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=20d25719028a9ff37caf317adbf251b9

La faillite de Dubaï est en train de ravager toute la région du Golfe.

Le premier domino est en train de tomber.

Les questions qui se posent aujourd’hui sont les suivantes :

après Dubaï, quel pays va se déclarer en défaut de paiement ?

Après Dubaï, quel pays va faire faillite ?

Et, surtout, quand la deuxième vague de la crise financière va-t-elle atteindre la France ?
Commentaire n°14 posté par BA le 01/12/2009 à 09h07
Les Bourses de Dubaï, de Koweït et du Qatar chutent en clôture.

L'indice de la Bourse de Dubaï recule de plus de 6 % mardi matin, en baisse pour la deuxième séance consécutive, les investisseurs continuant à vendre en dépit des dernières déclarations de Dubaï World qui cherche à clarifier la restructuration de sa dette.

Dubaï World a annoncé lundi les détails d'un plan de restructuration susceptible de concerner ses principales sociétés immobilières et pouvant affecter 26 milliards de dollars de dettes.

Le groupe de construction Arabtec plonge de 9,75 % et Emaar Properties, souvent présenté comme un thermomètre de la situation financière de l'émirat, se replie de 9,87 %.

L'onde de choc continue de se propager aux marchés régionaux et l'indice de la Bourse d'Abou Dhabi perd 5,84 %.

La Bourse de Koweït n'est pas épargnée : son indice abandonne 2,38 % pour sa première journée de cotation depuis les annonces de Dubai World sur sa dette.

Au Qatar, l'indice DSM20 plonge de près de 10 %.

http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=b77e1965fce0a8bfebb591ac23831909

La faillite de Dubaï est en train de ravager toute la région du Golfe.

Le premier domino est en train de tomber.

Les questions qui se posent aujourd’hui sont les suivantes :

après Dubaï, quel pays va se déclarer en défaut de paiement ?

Après Dubaï, quel pays va faire faillite ?

Et, surtout, quand la deuxième vague de la crise financière va-t-elle atteindre la France ?
Commentaire n°15 posté par BA le 01/12/2009 à 09h43
Blogs are so informative where we get lots of information on any topic. Nice job keep it up!!
Commentaire n°16 posté par dissertation proposal le 01/12/2009 à 14h05
Je ferais juste une petite remarque. Je reviens de Dubai où j'ai passé 5 jours, là en novembre, et franchement, c'est pas si moche que ça, et quand ils ont bien voulu construire dans le style milles et une nuits, c'est même très beau. Et la chose qui m'a le plus marqué, c'est la mixité incroyable, des gens qui viennent du monde entier, des africaines en boubous venus achetées de l'or, des afghans qui travaillent sur les docs ou vendent des tissus, des indiennes en saris, dans mon hotel des népalais, malaisiens, tunisiens, philippins, africains, français (un seul, le chef en cuisine)qui travaillent ensemble et qui semblaient très bien s'entendre (franches rigolades etc etc...) Des dubaiotes en tenue traditionnelles, des femmes drapées de noirs, se couvrant ou pas le visage, cotoyant dans les malls des touristes ou des expatriées à moitié nues (et je n'exagère pas). Bref, quand on rentre en France, on est estomaqué par la frilosité à la moindre vue d'un bout de tissu ou d'une couleur de peau différentes.
Commentaire n°17 posté par kitty78 le 02/12/2009 à 12h30
Et pour parler des prostituées, rien a voir avec Pigalle, ce sont plutot des escort girls, et ça se voit qu'elles ne se font pas priées pour venir à Dubai, on les voit (on les reconnait sans doute possible vu les fringues et les seins refaits) dans les malls dépenser luxueusement leurs revenus (vuiton, bijou etc etc). D'ailleurs il y a une flopée d'anglaises limite white trash qui essaient de profiter de la manne. Je suis totalement contre la prostitution, mais on est loin des esclaves des trottoirs de France.
Commentaire n°18 posté par kitty78 le 02/12/2009 à 12h34
la situation est difficile pour nombre d'ouvriers, oui, mais j'ai parlé avec ceux que j'ai pu rencontrer, et ils m'ont dit qu'ils étaient payé bien plus que ce qu'ils pouvaient espérer dans leur pays d'origine. Dubai s'est développé en 10 ans, malheureusement à cette condition, comme la France après la WW2, qui a fait venir des maghrébins de leur campagne en leur frottant la paume des mains pour voir si ils étaient travailleurs (cf mémoires d'immigrés, yasmina benguigui) pour reconstruire le pays, et qui ont fini seuls et sans famille dans des foyers SONACOTRA. A Dubai, Les indiens et autres communauté ont au moins une liberté religieuse totale, il y a des temples hindous, et ne parlons pas des églises, catholiques et évangélistes, qui poussent comme des champignons.
Commentaire n°19 posté par kitty78 le 02/12/2009 à 12h48
Je recopie l'article " Défaut de paiement " de Wikipedia :

Les défauts de paiement de la part d'États souverains sont devenus assez fréquents, en particulier depuis 1982. L'agence de notation Standard and Poor's a ainsi recensé 90 pays ayant fait défaut depuis 1975, dont certains à plusieurs reprises. Par exemple, le Pérou a fait défaut en 1976, puis en 1978, puis à nouveau en 1980, puis enfin entre 1983 et 1997.
Certains défauts ont provoqué des crises financières particulièrement importantes.
- En août 1982, le défaut du Mexique sur sa dette bancaire en devises a été l'événement déclencheur d'une crise bancaire mondiale et entrainé le défaut de près d'une trentaine de pays.
- En août 1998, le défaut de la Russie sur ses emprunts d'État, les GKO, a provoqué une crise financière d'une importance exceptionnelle.
- Par ailleurs, en 2001 la crise économique argentine a, entre autres, provoqué le défaut de l'Argentine sur tous les compartiments de sa dette

http://fr.wikipedia.org/wiki/Defaut_de_paiement

Et en France ?
En France aussi, nous ne remboursons pas la dette publique, mais nous sommes de meilleurs communicants !

30 septembre 1797 : le ministre des Finances du Directoire, Jacques Ramel-Nogaret, impose aux créanciers " la Banqueroute des Deux Tiers ". Mais Jacques Ramel-Nogaret était un excellent communicant : il communique sur " le Tiers Consolidé ", et non pas sur " la Banqueroute des Deux Tiers ". Et ça, ça change tout !

Je recopie Jean Tulard, " Les Thermidoriens ", édition Fayard, page 279.

" Restait la dette publique. Sur le Grand Livre institué par Cambon, le montant des rentes perpétuelles à 5 % s'élevait à 120 millions représentant un capital de 2,4 milliards réparti entre 112 000 titulaires, plus un arriéré de 2 millions de dettes diverses. Ramel prit une décision énergique : la loi de finances du 9 vendémiaire an VI (30 septembre 1797) décida, pour la dette publique inscrite sur le Grand Livre, une banqueroute des deux tiers, l'autre tiers étant consolidé par inscription au Grand Livre et affranchi de toute contribution. Bon communicateur, Ramel ne parla pas de banqueroute des deux tiers mais de " tiers consolidé ", ce qui changeait tout et présentait la loi comme une décision généreuse alors qu'elle achevait de ruiner les rentiers. "

En clair : quand la dette publique devient trop élevée, l'Etat arrête de la rembourser. Les créanciers et les rentiers sont ruinés. Le compteur est remis à zéro.

Conclusion : l'Etat fait ce qu'il veut, quand il veut. C'est aussi simple que cela.
Commentaire n°20 posté par BA le 03/12/2009 à 07h43
Les créanciers vont rejeter la demande de moratoire de Dubai World.

Les créanciers de Dubai World devraient rejeter sa demande de moratoire sur sa dette, affirmait le journal britannique The Guardian jeudi 3 décembre sur son site Internet, en citant des conseillers impliqués dans les négociations et s'exprimant sous le couvert de l'anonymat.

Ces personnes ont précisé que les négociations sur plus de 26 milliards de dollars de dettes du conglomérat pourraient prendre des mois, rapportait le quotidien.

"Il n'y aura pas d'accord sur un moratoire", ajoutait l'article en citant l'un des conseillers.

Les sources ont souligné que si le moratoire était refusé et qu'un défaut de paiement était déclaré, les parties devraient trouver un compromis sur un plan de restructuration.

http://www.easybourse.com/bourse/actualite/presse-les-creanciers-vont-rejeter-moratoire-de-dubai-world-NL0000235190-769589
Commentaire n°21 posté par BA le 05/12/2009 à 09h09
D’après le Fonds Monétaire International, en 2014, quelle sera la dette publique par rapport au PIB ?

La dette publique de l’Allemagne sera de 91,4 % du PIB.

La dette publique de la France sera de 95,5 % du PIB.

La dette publique du Royaume-Uni sera de 99,7 % du PIB.

La dette publique de la Belgique sera de 111,1 % du PIB.

La dette publique des Etats-Unis sera de 112 % du PIB.

La dette publique de l’Italie sera de 132,2 % du PIB.

La dette publique de la Grèce sera de 133,7 % du PIB.

La dette publique de l’Islande sera de 134,1 % du PIB.

La dette publique du Japon sera de 239,2 % du PIB.

C’est à la page 30 :

http://www.imf.org/external/pubs/ft/spn/2009/spn0921.pdf

En juillet 2009, dans son rapport ci-dessus, le FMI a prévu que la dette publique de la Grèce atteindrait 133,7 % du PIB en 2014.

Vous avez bien lu : 133,7 % du PIB en 2014.

Or, que vient-on d’apprendre cette semaine ?

La Deutsche Bank vient de faire ses propres calculs. La Deutsche Bank a calculé que la dette publique de la Grèce venait d’atteindre AUJOURD’HUI 135 % de son PIB.

http://www.lefigaro.fr/editos/2009/12/04/01031-20091204ARTFIG00381-apres-dubai-attention-a-la-grece-.php

En clair : la dette publique s'emballe. La bulle de surendettement public gonfle à vitesse grand V.

Vous avez aimé Dubaï ?

Vous adorerez la Grèce.
Commentaire n°22 posté par BA le 06/12/2009 à 09h46
Dubai la ville du Luxe par excellence survivra t-elle?
Clairement elle va devoir faire des ajustements et ca presse.
Mais Dubai ne mourra pas, je ne crois pas
Commentaire n°23 posté par Vincent le 06/12/2009 à 20h42
Dubai ou le symbole de l'hubris économique
Commentaire n°24 posté par club finance le 07/12/2009 à 12h43
Nouvelle crise boursière à Dubaï.

L’indice vedette de la place boursière de Dubaï a encore perdu près de 6 % lundi 7 décembre, après les 12,5 % perdus en deux jours de réouverture la semaine dernière.

Les investisseurs ont à nouveau perdu confiance quand ils ont su que le gouvernement de Dubaï confirmait qu’il ne garantirait pas la dette du conglomérat public Dubaï World et que celui-ci devrait vendre ses actifs pour honorer une partie de sa dette.

Le gouvernement de Dubaï mettait ainsi fin aux rumeurs sur une possible vente de ses actifs.

“Bien sur il y a un peu de panique actuellement, affirme Fadi Ajaj, courtier sur le marché actions de Dubaï. Mon point de vue est que si vous avez des positions, gardez-les comme elles sont car c’est difficile actuellement de décider un investissement en se basant sur les infos qu’on a entendues au cours des derniers jours”.

http://fr.euronews.net/2009/12/07/nouvelle-crise-boursiere-a-dubai/
Commentaire n°25 posté par BA le 07/12/2009 à 23h34
Emirats : les Bourses de Dubaï et d'Abou Dhabi ouvrent en baisse.

La Bourse de Dubaï baissait de près de 5 % au cours des premiers échanges de la journée de mardi, et celle d'Abou Dhabi de 1,5 %, confirmant la tendance à la baisse de la veille.

L'indice DFM de la Bourse de Dubaï perdait 4,65 % à 1.663,79 points, une demi-heure après l'ouverture du marché, et celui d'Abou Dhabi, l'ADX, baissait de 1,51 % à 2.587,21 points.

Lundi 7 décembre, Dubaï avait clôturé en baisse de 5,84 %, avec un effondrement du titre du géant immobilier Emaar.

Emaar, la valeur vedette du marché, avait perdu jusqu'à 10 %, le maximum autorisé pendant une séance de cotation. Abou Dhabi, l'autre marché des Emirats arabes unis, avait limité les pertes avec une baisse de 1,73 % à 2.626,95 points.

Ces pertes faisaient suite à des commentaires sur la vente probable d'actifs par le conglomérat public Dubai World pour honorer sa dette, dont une partie vient à échéance lundi.

En début de semaine dernière Dubaï avait perdu 12,5 % de sa valeur en deux jours de réouverture, après l'annonce des difficultés financières de l'émirat. Abou Dhabi avait, pour sa part, reculé de 11,6 %.

http://www.agefi.com/Quotidien_en_ligne/News/index.php?newsID=234248
Commentaire n°26 posté par BA le 08/12/2009 à 09h48
Mardi 8 décembre 2009 :

La confusion inquiète les investisseurs à Dubaï.

La confiance des investisseurs dans l’émirat de Dubaï a de nouveau été mise à mal mardi 8 décembre face aux hésitations de ses dirigeants concernant la restructuration du conglomérat Dubai World.

La Bourse de Dubaï a chuté de 6,12 %, à un plus bas de 21 semaines, et sa voisine d’Abou Dhabi a abandonné 3,36 % pour terminer à son plus bas niveau depuis 31 semaines.

http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=57ff9f6bc69e9614f932c6d87c6455d3

Le domino de Dubaï est en train de tomber.

Le domino de Dubaï va faire tomber le domino d’Abou Dhabi.

La deuxième vague de la crise financière va frapper toutes les banques engagées dans le Golfe Arabo-Persique.

Ce qui est en train de se passer dans le Golfe rappelle la première vague de la crise financière.

Sauf que, cette fois, le tsunami sera encore plus violent.
Commentaire n°27 posté par BA le 08/12/2009 à 15h27
Mercredi 9 décembre 2009 :

Les deux places boursières, qui ont été les plus touchées par l'annonce faite par Dubaï World fin novembre, ont continué leur recul ce mercredi, après ceux enregistrés les deux premiers jours de la semaine, les investisseurs préférant liquider leurs positions dans un climat d'incertitude.

L'indice DFM de la Bourse de Dubaï perdait 6.66 % à 1.528,9 points, et celui d'Abou Dhabi, l'ADX, reculait de 2 % à 2,484.8 points, après avoir lâché respectivement 6 % et 3 % la veille.

Les rumeurs de vente d'actifs du conglomérat public Dubaï World pour honorer sa dette (dont une partie arrive à échéance lundi prochain) alimentent les craintes des investisseurs.

Le titre du géant immobilier de Dubaï, Emaar, perdait à nouveau près de 10 %, pour la troisième séance consécutive.

En début de semaine dernière, Dubaï avait perdu 12,5 % de sa valeur en deux jours de réouverture, après l'annonce des difficultés financières de l'émirat le 25 novembre dernier.

Abou Dhabi avait pour sa part reculé de 11,6 %.

La contre performance des places atteint maintenant - 27 % pour le premier, et -14,5 % pour le second en l'espace d'une dizaine de jours.

En Arabie saoudite, première place boursière du monde arabe en termes de capitalisation, l'indice Tasi (Tadawul All Shares Index) reculait de 2,3 % mardi.

http://www.lefigaro.fr/bourse/2009/12/08/04013-20091208ARTFIG00383-les-bourses-de-dubai-et-d-abou-dhabi-toujours-dans-le-rouge-.php
Commentaire n°28 posté par BA le 09/12/2009 à 11h33
Mercredi 9 décembre 2009 :

Dubaï : c’est pire que ce qui avait été annoncé.

L’endettement est de 71,5 milliards de dollars.

L'endettement total des entreprises publiques de l'émirat de Dubaï s'avère équivalent à 116 % du PIB, un des niveaux les plus élevés du monde derrière la Hongrie et la Lettonie.

Les créanciers devront passer de 40 à 50 % de leurs encours par pertes et profits pour susciter une stabilisation financière « notable à long terme ».

Lisez cet article :

http://www.lesechos.fr/info/inter/020259304674-la-restructuration-de-dette-de-dubai-pourrait-porter-sur-46-milliards-de-dollars.htm
Commentaire n°29 posté par BA le 09/12/2009 à 16h03
Mercredi 9 décembre 2009 : toutes les nouvelles du jour sont catastrophiques.

1- Les Bourses du golfe arabo-persique continuent à s'effondrer.

- La Bourse du Koweït chute de 0,32 %.
- La Bourse de Bahreïn chute de 0,73 %.
- La Bourse du Qatar chute de 2 %.
- La Bourse de Riyad (Arabie Saoudite) chute de 2,43 %.
- La Bourse d'Abou Dhabi chute de 2,82 %.
- La Bourse de Mascate (sultanat d'Oman) chute de 4 %.
- La Bourse de Dubaï chute de 6,39 %.

Le 25 novembre 2009, Dubaï s'était déclaré dans l'incapacité de payer ses dettes.
Depuis cette date, la Bourse de Dubaï s'est effondrée de 26,7 %.
Depuis cette date, la Bourse d'Abou Dhabi s'est effondrée de 15,2 %.

Lisez cet article :

http://www.romandie.com/ats/news/091209130408.17dwhtbi.asp

2- Après Dubaï, la Grèce est au bord de la faillite.

Lisez cet article :

La Grèce est au bord de la faillite.

http://www.liberation.fr/monde/0101607606-la-grece-peut-elle-faire-faillite

3- L'Espagne est au bord de la faillite.

" Standard & Poor's est passé en surveillance négative sur l'Espagne, ce qui suggère que l'agence pourrait dégrader prochainement la notation financière du pays ibérique. Les analystes ont souligné que les perspectives de croissance étaient faibles, au contraire du déficit public qui devrait gonfler dans les prochaines années. De quoi alimenter les craintes, alors que Fitch a dégradé hier la note de la Grèce et que Moody's en a fait de même avec plusieurs entreprises publiques de Dubaï. "

http://www.capital.fr/bourse/analyses-seances/le-cac-40-decroche-les-finances-de-l-espagne-inquietent-a-leur-tour-458011

4- Le Royaume-Uni est dans une situation pire que celle que les " EXPERTS " avaient prévue.

" L'économie britannique va se contracter de 4,75 % en 2009, selon les prévisions annoncées mercredi par le chancelier de l'Echiquier Alistair Darling.

Ce même Alistair Darling avait tablé en avril sur une récession de 3,5 %. "

http://www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?num=301a115702d73df4e15e79c81b5c0472

5- Le Japon est dans une situation pire que celle que les " EXPERTS " avaient prévue.

" L'économie japonaise a connu une croissance moindre que prévu, + 1,3 %, au second trimestre de l'année fiscale, de juin à septembre derniers.

Le ministère des finances avait initialement annoncé un taux de croissance estimé à 4,8 %, le mois dernier.

La révision drastique sape les espoirs d'une reprise rapide de la seconde économie mondiale. Le premier chiffre laissait en effet penser que la reprise était là. "

http://www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?num=a862572eea4710f4ee1cfa5e3a7a016a

6- Le secrétaire américain au Trésor, Timothy Geithner, a annoncé mercredi la prolongation jusqu'au 3 octobre 2010 du plan de sauvetage des banques, mesure jugée "nécessaire pour aider les familles américaines et stabiliser les marchés financiers".

http://www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?num=3412a199a1595ea47820545eb2bfc108

Conclusion : le pire est devant nous. La deuxième vague de la crise arrive.
Commentaire n°30 posté par BA le 09/12/2009 à 21h14
Mercredi 16 décembre 2009 : aux Etats-Unis, les pertes totales de crédit pour les banques seront comprises entre 2 100 et 2 600 milliards de dollars.

Pour l’instant, les banques américaines n’ont perdu que 1 600 milliards de dollars.

Il leur reste donc encore un tiers de pertes à reconnaître dans les mois qui viennent.

Il leur reste donc entre 500 et 1000 milliards de dollars d’actifs pourris dans leurs bilans.

Ce sont de soi-disant " actifs ", mais en réalité ce sont des actifs pourris. Ce sont des crédits qu’elles ont accordés, mais qu’elles ne récupèreront jamais. Ce sont des créances irrécouvrables. Leur valeur réelle est égale à zéro.

Lisez cet article :

Les établissements financiers ne sont pas sortis d’affaire.

Les pertes liées à l’immobilier commercial continuent de peser sur les banques qui tiennent toujours serrés les cordons du crédit.

Depuis le début de la crise, les banques américaines ont perdu 1.600 milliards de dollars selon Goldman Sachs.

Mais ce n’est pas fini : ce dernier estime entre 2.100 et 2.600 milliards de dollars les pertes totales de crédit pour le secteur… Ce qui veut dire qu’il resterait encore un tiers de pertes à reconnaître.

http://www.lesechos.fr/info/finance/020270790461-les-etablissements-financiers-ne-sont-pas-sortis-d-affaire.htm

Et en France ?

Combien de centaines de milliards d’euros d’actifs pourris les banques françaises possèdent-elles ?
Commentaire n°31 posté par BA le 16/12/2009 à 23h33
Etats-Unis : les défauts de paiement atteignent des niveaux jamais vus.

En 2010, les banques américaines vont subir un deuxième tsunami : le tsunami des défauts de paiement.

Regardez ces graphiques incroyables : ce sont les taux de défaut de paiement aux Etats-Unis.


- Taux de défaut sur les prêts pour l'achat de maisons individuelles :

http://www.crisedusiecle.fr/usa-problemes-credits-detail-CO6.html

- Taux de défaut sur les prêts à la consommation :

http://www.crisedusiecle.fr/usa-problemes-credits-detail-CO5.html

- Taux de défaut sur les cartes de crédit :

http://www.crisedusiecle.fr/usa-problemes-credits-detail-CO8.html

- Taux de défaut sur les prêts aux entreprises :

http://www.crisedusiecle.fr/usa-problemes-credits-detail-CO3.html
 
- Taux de défaut de paiement sur tous les prêts :
 
http://www.crisedusiecle.fr/usa-problemes-credits-detail-CO1.html
Commentaire n°32 posté par BA le 18/12/2009 à 10h37
Je recopie l'article concernant la FDIC dans Wikipedia :

"Le Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC) est une agence fédérale américaine dont la principale responsabilité est de garantir les dépôts bancaires faits aux États-Unis, jusqu'à concurrence de 200 000 dollars en 2009."

Quand une banque fait faillite, la FDIC rembourse à chaque client le montant de ses dépôts.

Problème : aux Etats-Unis, les banques sont de plus en plus nombreuses à faire faillite.

Conséquence : la FDIC a voté un budget 2010 en augmentation de 55 % par rapport à 2009.

La FDIC se prépare à subir une année 2010 encore plus catastrophique concernant le nombre de banques en faillite.

La FDIC a même prévu d'embaucher 1 643 collaborateurs supplémentaires en 2010.

En clair : la FDIC se prépare d'ores et déjà à la deuxième crise financière.

"Le nouveau budget garantit que nous soyons bien préparés pour traiter un nombre encore supérieur de fermetures bancaires l'année prochaine, si cela devait être nécessaire, et de fournir un suivi pour un nombre accru d'institutions en difficulté."

"Le budget opérationnel va s'accroître de plus de 1,4 milliards (55 %) par rapport à 2009, principalement en raison du cycle de faillites bancaires."

"Le comité a également approuvé l'accroissement du nombre de collaborateurs en 2010 qui atteindront le chiffre de 8 653 à la place des 7 010 que comptait la FDIC en 2009. La quasi totalité de ces employés seront embauchés sur une base temporaire. Ils seront engagés principalement pour aider à la fermeture de banques; d'assurer le suivi relatif à la gestion et à la vente des actifs des banques fermées ".

http://faillitesbancairesusa.over-blog.com/article-suivi-hebdomadaire-des-faillites-semaine-du-vendredi-18-decembre-2009-41467347.html
Commentaire n°33 posté par BA le 20/12/2009 à 15h41
Un million de chômeurs arriveront en fin d'indemnisation en 2010.

Un million de chômeurs épuiseront leurs droits à indemnisation en 2010, après 850.000 cette année, selon une note de Pôle emploi consultée par l'AFP. FO, la CGT et la CFTC criaient lundi 14 décembre à l'"urgence" alors que le patronat admet "un vrai sujet" mais veut "plus d'éléments pour réfléchir".

Patronat et syndicats étaient réunis pour leur négociation sur "la gestion sociale des conséquences de la crise sur l'emploi".

La question des chômeurs en fin de droits, traitée par un groupe de travail qui se réunira entre le 20 et 22 janvier, ne sera pas abordé en séance plénière avant le 26 février, a déploré Stéphane Lardy (FO). Or, "il y a une urgence sur les fins de droit dont le nombre est en train de monter en flèche, et l'Etat est concerné".

"La problématique des fins de droit, et particulièrement des seniors va exploser dans les mois qui viennent, on demande une solution avant que ce ne soit catastrophique", a souligné Gabrielle Simon (CFTC), déplorant un service public de l'emploi qui "ne sait réagir que quand la situation est dégradée".

Selon les chiffres de Pôle emploi, "le nombre de sorties du régime d'assurance chômage pour fin d'indemnisation est estimé à 850.000 en 2009, et 1.000.000 en 2010" et "le nombre d'entrées en Allocation Spécifique de Solidarité est estimé à 149.000 en 2009, et 170.000 en 2010".

Moins de 20 % seraient donc éligibles à l'Allocation spécifique de solidarité (ASS), environ 450 euros versés par l'Etat sous condition de ressources du ménage.

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jFJyhDU7TnurfC2LxWs16bPF1HDQ

En clair :

- en 2010, un million de chômeurs arriveront en fin de droits ;

- 170 000 chômeurs auront le droit de toucher l'Allocation Spécifique de Solidarité (450 euros par mois) ;

- 830 000 chômeurs se retrouveront sans rien.

Vont-ils réagir ?

Comment vont-ils réagir ?

Que vont-ils faire ?
Commentaire n°34 posté par BA le 23/12/2009 à 18h45
BNP Paribas : deux dirigeants cèdent des titres.

Michel Pébereau, le président du conseil d'administration de BNP Paribas, a déclaré à l'AMF avoir cédé, le 15 décembre dernier, pour près de 3,4 millions d'euros d'action du groupe bancaire, soit 62.000 titres au prix unitaire de 54,6 euros.

Idem pour Baudouin Prot, le directeur général, qui déclare de son côté s'être allégé pour plus de deux millions d'euros d'actions du groupe bancaire français, soit 37.000 titres au prix de 54,6 euros chacun.

http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_societes.phtml?num=713d98183302a0b8cd9f62c26327a36f

Quand le bateau BNP Paribas coule, les rats quittent le navire.

Michel Pébereau et Baudouin Prot ont un avantage énorme sur 99 % des citoyens français : Michel Pébereau et Baudouin Prot connaissent l'état réel de la banque BNP Paribas.

Je dis bien : l'état réel.
Commentaire n°35 posté par BA le 28/12/2009 à 16h18
Et si on s'amusait au petit jeu des prévisions ?

Voici mes prévisions pour l'année 2010 en France :

- La crise financière va connaître une seconde vague, encore plus dévastatrice que la première vague. Sarkozy sera contraint de nationaliser les banques françaises.

- La crise économique sera encore plus catastrophique en 2010 qu'en 2009 : faillites, fermetures d'usines, etc.

- La crise sociale sera un peu comme au moment des émeutes d'octobre-novembre 2005, mais en plus sanglante.

- La crise politique provoquera un changement de ligne : Sarkozy durcira sa politique sécuritaire, autoritaire, identitaire. L'ouverture à gauche sera terminée.

Voilà mes prévisions.

J'espère me tromper. J'espère vraiment me tromper.

Rendez-vous dans un an, sur ce blog, pour faire le bilan.

Bonne année, bonne santé, bon courage à tous.

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jFJyhDU7TnurfC2LxWs16bPF1HDQ
Commentaire n°36 posté par BA le 31/12/2009 à 00h33
Et si les Américains cessaient de payer leurs crédits immobiliers ?

A quoi bon continuer de payer ? C'est la question que se posent de plus en plus d'Américains, exsangues financièrement, au sujet de leur crédit immobilier.

Maintenant que la valeur de leur logement est devenue inférieure à ce qu'il leur reste à rembourser, ils seront un nombre croissant à cesser de payer leurs traites. Une réaction tout à fait rationnelle.

D'après l'expert immobilier First American CoreLogic, environ un quart des prêts immobiliers américains porte sur des logements dont la valeur est inférieure aux traites restant à rembourser. Pour la moitié de ce quart, soit 5,3 millions de débiteurs, la valeur du bien est, au plus, égale à 80 % de la dette résiduelle. Pour 2,2 millions d'entre eux, elle est inférieure à 50 % du montant restant dû.

Le titre de "propriétaire immobilier" convient bien peu à ces emprunteurs-là. Il serait plus juste de les appeler "propriétaires de dettes". Tout ce qu'ils possèdent, c'est l'obligation de rembourser leur crédit. Tout se passe comme s'ils payaient un loyer supérieur au prix du marché pour se loger.

Les Américains étant élevés sur le principe que rembourser un prêt est une obligation d'ordre moral, l'idée de s'y dérober pourrait leur sembler relever d'un comportement indigne. Pourtant, cela n'a rien d'un péché. Dans des Etats comme la Californie ou l'Arizona, où les créanciers ne peuvent exiger de se faire rembourser sur d'autres biens détenus par le débiteur, on peut même se le permettre sans grand risque.

Dès lors que les propriétaires pris à la gorge se rendront compte qu'ils n'ont aucune chance de récupérer quoi que ce soit, nombre d'entre eux choisiront d'arrêter les frais.

En se débarrassant de ces dettes encombrantes, ils retrouveront des marges de manoeuvre financières et réussiront dans la plupart des cas à se loger dans des conditions similaires pour moins cher. La perspective d'un tel soulagement devrait l'emporter sur la crainte de manquer à la morale.

L'intérêt bien compris est contagieux. Une étude menée par trois universitaires - Luigi Guiso, Paola Sapienza et Luigi Zingales - montre que, lorsque des propriétaires d'un même quartier ont décidé de sauter le pas, leurs voisins ont toutes les chances de les suivre.

Les établissements créanciers font donc tout ce qu'ils peuvent pour empêcher l'épidémie du bon sens de progresser. Ils essaient de faire croire que la meilleure solution est de rééchelonner les crédits à des taux plus faibles. Bref, de faire en sorte que rien ne puisse amputer le principal du prêt.

Les scrupules des emprunteurs ont jusqu'à présent contribué à préserver l'équilibre du bilan des banques. Cela ne devrait pas durer, et le jour où le mouvement sera lancé, la crise financière connaîtra un nouveau développement bien douloureux.

http://www.lemonde.fr/economie/article/2009/12/31/et-si-les-americains-cessaient-de-payer-leurs-credits-immobiliers_1286292_3234.html

En clair :

"Les scrupules des emprunteurs ont jusqu'à présent contribué à préserver l'équilibre du bilan des banques. Cela ne devrait pas durer, et le jour où le mouvement sera lancé, la crise financière connaîtra un nouveau développement bien douloureux " ... et l'année 2010 sera l'année de cette deuxième crise financière.
Commentaire n°37 posté par BA le 04/01/2010 à 09h28
Mercredi 7 janvier 2010, sur le site LE FIGARO.FR :

Tout est en place pour une nouvelle catastrophe économique mondiale, a estimé aujourd’hui Simon Johnson, ancien économiste en chef du Fonds monétaire international.

Aux Etats-Unis, “nous avons désormais un système financier qui repose entièrement” sur la croyance que l’Etat lui sauvera indéfiniment la mise, comme il l’a fait en septembre 2008 et dans les mois qui ont suivi, a-t-il déclaré sur la télévision CNBC.

“Toutes les grosses banques qui sont encore là pensent qu’elles sont à l’abri d’une future faillite parce que c’est ce qui s’est passé l’année dernière, et c’est ce que leur ont vendu” le secrétaire au Trésor américain Tim Geithner et Larry Summers, conseiller économique du président américain Barack Obama, a ajouté l’économiste.

“Une idée reçue veut que deux crises financière majeures ne peuvent pas se suivre de près, mais je pense que nous allons avoir la preuve du contraire”, a-t-il prédit.

Pour lui, “les douze mois à venir pourraient être vraiment passionnants, les gens pourraient être très positifs pendant que nous nous préparons à une catastrophe énorme”.

Selon lui, les banques n’ont tiré aucune leçon de la crise.

Si l’on prend “les six plus grosses banques aux Etats-Unis, le total de leurs actifs représente plus de 60 % du PIB américain. Elles ont grossi pendant la crise, dit-il, “et tous les gros sont là, prêts à prendre des risques, comme vous ou moi si nous nous sentions parfaitement protégés”.

Vu la faiblesse des taux aux Etats-Unis, il y a déjà beaucoup d’opérations spéculatives sur écart de rendement consistant à emprunter de l’argent en Amérique pour l’investir dans les pays émergents, qui sont la “nouvelle frontière” pour les investissements comme pour la crise, a ajouté Simon Johnson, qui enseigne aujourd’hui au MIT, à Boston (Nord-Est).

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/01/07/01011-20100107FILWWW00720-usa-un-economiste-predit-une-2e-crise.php
Commentaire n°38 posté par BA le 07/01/2010 à 21h51
Mardi 12 janvier 2010 :

N'attendons pas le deuxième round de la crise financière.

Si Nicolas Sarkozy et d’autres dirigeants du G8 se gargarisent encore d’avoir moralisé le capitalisme et évité la chute du système, ils risquent encore d’avoir quelques sueurs froides. Selon les dernières statistiques financières, les banques s’adonnent avec entrain aux mêmes spéculations qu’avant le premier round de la crise financière. A commencer par les produits dérivés, ces titres totalement virtuels permettant de parier sur les tendances futures avec des effets de leviers énormes. Les secteurs les plus prisés par les « investisseurs » ? Les matières premières et les monnaies.

Les chiffres publiés par l’agence fédérale américaine qui supervise les banques, l’"Office of the Comptroller of Currency", sont sans appel : les banques américaines ont joué sur 204 000 milliards de dollars de produits dérivés au troisième trimestre de 2009. C’est 14 fois le PIB américain, et surtout 34 % de plus qu’avant la crise de l’été 2007.

Evidemment, les « too big to fail » de Wall Street (JP Morgan, Goldman Sachs, Bank of America, Citibank et Wells Fargo), dont la position dominante a été renforcée par les plans de renflouement Bush-Obama, représentent 97 % de ces volumes ! Preuve qu’ils sont encore plus gros qu’avant leur faillite.

Si certains se défendent que ces valeurs ne sont que des montants nominaux, jetons un œil sur l’exposition officielle de ces banques (ce qu’elles avouent comme « risque » dans leurs bilans) : 484 milliards de dollars au 3e trimestre 2009, contre seulement 199 milliards en juin 2007 !

+ 150% d’exposition au risque pour un montant 5 fois supérieur à leurs capitaux propres.

Au niveau mondial, selon la Banque des règlements internationaux (BRI), en juin dernier, l’activité sur les dérivés dépassait les 600 000 milliards (10 fois le PIB mondial), 17 % de plus qu’en juin 2007, mais encore inférieur au plus haut de 2008.

C’est pour cela que la BRI a réuni ce week-end à Bâle les principaux banquiers centraux et privés, afin de discuter des « excès de risque », ou en d’autres termes : « Comment éviter un effondrement inévitable. »

Même le Financial Times, porte-voix de la City de Londres, s’alarme de cette nouvelle folie spéculative semblable à celle qui avait mené le système à la faillite. Dans sa tribune du 7 janvier, John Authers écrit :

« On a rarement vu les marchés revenir aussi promptement sur les lieux du crime (…) Pétrole et métaux, monnaies des pays exportateurs de matières premières et marchés émergents (…) les investisseurs se ruent là où les bulles explosaient il y a encore un an. Le pétrole, qui avait perdu plus de 100 dollars par baril, est revenu à un plus haut post-crise de 82,5 dollars (…) les monnaies sujettes au « carry trade » suivent la remontée de ces prix (…) le Chicago Board Options Exchange Vix Index, qui mesure la volatilité ou les ‘craintes’ sur la bourse américaine, est à son plus bas depuis la crise (…) le retour de l’optimisme en Occident a conduit les investisseurs à faire exactement les mêmes paris qu’avant la crise. »

En France, les banques sont en si bonne santé que la Société Générale, après avoir déprécié ses actifs de 12,5 milliards d’euros, vient d’annoncer la création d’une structure de « cantonnement » (comprendre fosse à purin) pour y déverser 38 milliards d’euros d’actifs toxiques.

N’attendons pas le 2e round de la crise financière, qui se soldera par un KO, pour mettre le système en banqueroute organisée et établir un système de crédit à taux de change fixes entre les monnaies souveraines de chaque nation. C’est une question de survie immédiate, car cette fois-ci, il n’y aura plus d’argent pour les banques et les Etats aussi feront faillite.


http://weinstein-forcastinvest.net/n%E2%80%99attendons-pas-le-2e-round-de-la-crise-financiere/
Commentaire n°39 posté par BA le 12/01/2010 à 14h37
Mercredi 13 janvier 2010 :

En langue de bois, lisez cet article :

La Société Générale a annoncé ce mercredi que ses résultats du quatrième trimestre seraient inférieurs aux attentes du marché et seulement légèrement bénéficiaires en raison de 1,4 milliard d'euros de nouvelles dépréciations et de provisions sur ses actifs à risques. Le consensus des analystes tablait sur un bénéfice net de 959,75 millions d'euros pour le dernier trimestre 2009.
La banque indique dans un communiqué que "s'agissant des actifs à risque et prenant en compte les signaux contrastés provenant du marché immobilier résidentiel américain au quatrième trimestre, le groupe a décidé de durcir significativement ses hypothèses de valorisation de CDOs et de RMBS."
Les CDO (collateralized debt obligation) sont des structures de titrisation d'actifs financiers créées sur mesure par les banques à destination d'investisseurs, et qui regroupent en général des titres issus de 120 à 250 actifs différents pour un montant compris entre 1 et 2 milliards de dollars.
Les RMBS (residential mortgage-backed securities) sont eux des titrisations de crédits hypothécaires.
Dans les deux cas, il s'agit des produits qui ont connu les plus fortes chutes de cours lors de la crise financière liée aux subprimes, ces prêts immobiliers américains à risque sur lesquels ont été adossés des véhicules financiers comme ces CDO et RMBS. Ils sont en outre très difficiles à évaluer.

http://www.latribune.fr/entreprises/banques-finance/banque/20100113trib000461462/la-societe-generale-lance-un-avertissement-sur-resultats.html

En langue française, lisez le même article :

La Société Générale a dans son bilan des dizaines de milliards d'euros d'actifs pourris.

Ce sont peut-être des centaines de milliards d'euros d'actifs pourris.

La Société Générale ne le sait pas elle-même.

De toute façon, la Société Générale n'en est plus à ça près.

Contribuables français, préparez-vous à payer.

Contribuables français, merci pour votre argent : c'est pour la bonne cause.
Commentaire n°40 posté par BA le 13/01/2010 à 10h10
La Jamaïque en défaut de paiement (Standard & Poor's).

L'agence d'évaluation financière Standard and Poor's a abaissé jeudi 14 janvier les notes de dette de la Jamaïque à des niveaux correspondant à un défaut de paiement, après une offre de restructuration faite par le pays à ses créanciers.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/01/14/01011-20100114FILWWW00802-la-jamaique-en-defaut-de-paiement-sp.php

Dette : les Etats plus risqués que les entreprises.

Hier courtisés par les marchés pour sauver des pans entiers de l'économie, les Etats sont aujourd'hui décriés par les investisseurs à cause de l'explosion de leur dette. A en croire le marché, le risque de défaut sur la dette des Etats européens est devenu supérieur à celui des grandes entreprises.

En début de semaine, et selon les indices Markit, les investisseurs devaient payer 63.000 dollars pour assurer l'achat de 10 millions de dollars de titres de dette d'une entreprise avec une échéance 5 ans. A comparer avec les 71.500 dollars à débourser pour un investissement de même somme en obligations d'Etat, rapporte le Financial Times. Normalement, l'inverse prévaut. La crise a tout changé.
Commentaire n°41 posté par BA le 14/01/2010 à 22h20
Crise : les Etats sont devenus plus fragiles que les entreprises.

Californie, Grèce, Portugal, Jamaïque... Les Etats se sont endettés jusqu'au cou pour préserver leurs grandes entreprises. Mais aujourd'hui, la crise a tout bouleversé, et les marchés estiment désormais que les Etats sont plus fragiles que les sociétés... qu'ils viennent pourtant de sauver.

L'agence de notation Standard & Poor's a abaissé d'un cran (de "A" à "A-") la note de la dette de la Californie. Prévenant que l'Etat le plus peuplé des Etats-Unis, représentant 13 % de l'économie US et constituant la huitième puissance économique mondiale, pourrait se retrouver à court de fonds en mars 2010, avec un déficit à plus de 20 milliards de dollars, l'agence a annoncé qu'elle pourrait de nouveau sévir au cours des six à douze prochains mois. Si la Californie a amplement profité de l'effet "subprimes" du temps de leur splendeur, aujourd'hui, elle subit toutes les conséquences de l'implosion du marché immobilier.

Jeudi 14 janvier, Standard & Poor's a aussi abaissé les notes de dette de la Jamaïque à des niveaux correspondant à un défaut de paiement partiel !

Plus proche de nous, la Grèce inquiète son monde. Dans un rapport publié mardi, la Commission européenne a épinglé le pays pour les "graves irrégularités" détectées dans la présentation de ses comptes. Le gouvernement hellène aurait en effet communiqué de fausses données à l'Europe, en plus de n'avoir pas respecté les règles comptables les plus élémentaires. Rien que ça.

Mercredi, l'agence de notation Moody's a pointé du doigt le Portugal, estimant que le pays risquait "une mort lente" économique.

Et les annonces de ce genre risquent de s'enchainer.

Mais que se passe-t-il, au juste ? C'est simple.

L'économie mondiale est moribonde et les Etats s'endettent à la place des entreprises. Mais pourquoi donc ? Parce que le risque de faillite d'un Etat est bien moindre que celui d'une société... croyait-on. Mais la situation est en train de changer du tout au tout. Le Financial Times a en effet relevé mercredi 13 janvier que selon les indices Markit, pour la première fois, le risque de défaut sur les obligations des Etats est désormais plus élevé que celui sur les titres de dette des entreprises. En clair, le marché estime désormais que le risque de faillite des Etats européens est devenu supérieur à celui de leurs sociétés !

Les investisseurs craignent en réalité que les Etats soient incapables de réduire leur dette dans un futur proche. Ils exigent aujourd'hui quasiment plus de garantie d'un Etat que de ses grandes entreprises, qui sont pourtant en général moins bien notées.

Et on arrive à cette situation ubuesque : les investisseurs doutent plus de la santé des Etats que de leurs banques... qu'ils ont pourtant sauvées l'année dernière ! Et qui sabrent le champagne en ce moment même, célébrant les rémunérations record - 145 milliards de dollars - versées au titre de l'année 2009 aux Etats-Unis.

http://www.lesmotsontunsens.com/crise-les-etats-sont-devenus-plus-fragiles-que-les-entreprises-6770
Commentaire n°42 posté par BA le 17/01/2010 à 11h16
comme d habitude toujours les meme commentaire qu on retrouve de la pure jalousie a l etat francaise biensur vous etes les meilleurs avec votre tour effel qui date des annee 20. l europe et les state c est fini l heure des grade ciel et de la richesse des emiarts arabes unis es arrivé l heure a sonné alors cessé d etres jaloux en 2022 la coupe du monde se deroule au quatar un stade sur l eau et un stade climatisé qui aurais fait mieux hein personne. vous etes jaloux sur tous se qui bouge dormir et aboiyer tous ce que vous saver faire proverbe arabe "quand la caravne passe les chiens aboient" vous revez d etres comme les states mais impossible car vous etes malades et ateint d une parano la question de l integration vous ronge le coeur votre politique doit etres recommencer depuis le debut paris dort bruxelle capitale d europe. ici c es liege c es pas paris. il n y a que 2 personne qui n avance pas dans le monde "le timide et le jaloux" devise francais: jalousie,orgueil,pleurniché devise belge: l union fait la force
Commentaire n°44 posté par mahfoudi le 18/12/2010 à 09h32
au lieu de vous occuper des emirat essayé de vous occuper de votre france a 2 bale cinquente vous etes en pleine crise???? vous capté sa???? votre sarko vous a bien eu plein de promesse mais rien fait la france es comparable a la grece bientot. il vous reste peugeot et citroen. vous avez une population jeune mais vous savez pas vous en servir certain on elu un president qui maltraite son propre peuple jeune de carchere mdr mdr de la pure dictature caché sous un masque
Commentaire n°45 posté par mahfoudi le 18/12/2010 à 09h42
Mahfoudi, élu Troll de l'année à l'unanimité du jury. Congrats
Commentaire n°46 posté par GameTheory le 21/12/2010 à 19h45

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