Partager l'article ! Cinq bides pour 2010, épisode 5 : après Goldman Sachs, Standard & Poor’s: ...
Bien sûr, on aurait tort de faire la fine bouche. Le spectacle de la brochette de crânes d’œufs de Goldman Sachs, assise en rang d’oignons devant
la commission d’enquête du sénat américain hier après-midi, est de ces grands moments de télévision qui entrent sans peine au panthéon du zapping, quelque part entre le rot de Jean-Claude
Vandamme sur le plateau de Nulle Part Ailleurs et le « Monsieur Foote, vous êtes un salaud » du très classieux Thierry Rolland en 1978.
On eut même droit à un léger frisson dans l'échine quand le sénateur démocrate Carl Levin la joua Tony Montana. Sourcils en accent circonflexe, lunettes demi-lune au bout du tarin, le président de la commission d'enquête dégaine un email de Goldman Sachs, daté de 2007, qualifiant Timberwolf, un des produits financiers de la banque, de « shitty deal », « affaire de merde » en bon gaulois. Question : « Combien de ces affaires de merde avez-vous vendu à vos clients ?(…)Je vois que vous n’avez pas envie de répondre. Vous saviez que c'était une affaire de merde vous en avez vendu des centaines de millions ! » Onze «shitty deals » en tout, qui résonnent comme autant d’uppercuts dans l’hypogastre de Daniel Sparks, responsable de la division des prêts hypothécaires. Le gars a clairement a les fesses qui font bravo.Il regarde ses pompes. Bafouille comme à son BEPC.
Sacré Goldman Sachs. La SEC, le gendarme de la Bourse américaine, accuse la banque d'avoir trompé des investisseurs en leur faisant faire des placements sur des titres risqués sur l’immobilier US, alors qu’elle-même refourguait discrètement tous les titres en question ? Goldman Sachs répond que ses clients sont des professionnels. En clair, un resto te fourgue du merlan pourri qui te dézingue les intestins, mais c’est ta faute : t’avais qu’à le faire analyser. T’es un professionnel, bordel. Fais le job, espèce de communiste.
Oui, vraiment, ce réjouissant opéra-bouffe aurait eu de quoi donner du rêve si quasiment en même temps, un autre coupable de la crise financière ne continuait allègrement à saboter l’économie mondiale en toute impunité : l’agence de notation Standard & Poor’s dégradait la note de la Grèce dans la catégorie « junk bonds » - obligations pourries-, et dégradait aussi celle du Portugal dans la foulée, histoire de flinguer l’économie d’un autre pays de la zone euro.
On connaissait les dix plaies d’Egypte. Voici les trois plaies de Wall Street : Standard & Poor’s, Moody’s, et Fitch, les trois agences de notation mondiales. Des organismes privés, totalement indépendants des régulateurs et autres gendarmes boursiers : deux groupes américains, Standard & Poor’s et Moody’s, et un acteur à capitaux français, Fitch, filiale du groupe Fimalac. A elles trois, ces agences contrôlent 90% du marché mondial : 80% pour le duo Standard-Moody’s et 14% pour Fitch.
Le principe est simple : quand un pays ou une entreprise emprunte sur les marchés, il demande à une des agences de noter sa dette, c’est-à-dire de donner une estimation des risques de non remboursement en fonction de sa solvabilité, ses perspectives etc. En fonction des systèmes de notation des agences, ces dettes se retrouvent notées entre AAA (risque le plus faible) et CCC, voire D (faillite ou quasi-faillite).
Pas moyen d’échapper à l’oligopole : les créanciers, banques, hedge funds ou fonds souverains, exigent une notation des dettes émises, forcément par une des trois grosses agences, avant d’ouvrir le carnet de chèques. Selon l’AMF, Moody's France note ainsi plus de 77 entreprises, 124 établissements financiers, 14 collectivités locales, 15 OPCVM. En bon français, on appelle ça une rente de situation, d’autant que les deux tiers des émetteurs notés ne font appel qu’à une seule agence.
Mais le plus gros problème est ailleurs. Qui rémunère les agences ? Les émetteurs de dette eux-mêmes, entre 25 000 et 125 000 dollars. Conclusion de première année de Deug : risque de conflit d’intérêt évident, d’autant que les agences ont tout intérêt à ce que leurs clients émettent toujours plus de produits financiers, puisqu’elles sont sûres de devoir les noter par la suite, et de facturer leurs honoraires à chaque fois. Les agences de notation ont d’ailleurs largement participé à la montée en puissance des produits financiers ultra-complexes, issus de la titrisation de créances douteuses, en les notant allégrement AAA ou apparenté, et en poussant leurs clients à en créer toujours plus. Parmi les champions de cette roulette russe financière, Goldman Sachs.
Le bilan des agences ? Il se passe de commentaire. Standard & Poor’s notait encore AAA la banque Lehman Brothers quelques jours avant sa faillite. Quelques années auparavant, les trois agences notaient AAA le courtier en énergie Enron, quatre jours avant sa chute. La plupart des actifs toxiques liés aux subprimes étaient notés AAA. Bref, une superbe distribution d'andouilles par une sacrée bande d’extralucides, réduite à dégrader les notations après coup et à tour de bras, à chaque signe de faiblesse d’une banque, d’une entreprise ou d’un pays. Cette sur-réaction est d’ailleurs presque plus grave que l’absence de précautions initiales : en dégradant à la machette des entités déjà affaiblies, elles les empêchent de se refinancer à bon marché, et aggravent encore un problème qu’elles n’ont pas vu venir. C'est le cas en Grèce, ça risque de l'être aussi au Portugal.
La solution coule de source : il faut d’urgence surveiller ces mauvais coucheurs. Facile à dire, moins à appliquer : le Congrès américain le proposait déjà en 2002, le G20 de Londres en avril 2009, mais on en est toujours au stade de la réflexion. Les pistes existent, pourtant : contrôle des agences par le FMI ; création d’une agence européenne sous l’autorité de la Banque centrale européenne (BCE) ; mise en concurrence des Big Three par des nouveaux entrants, comme l’assureur crédit Coface, qui vient d’entrer sur le marché en proposant des honoraires trois fois inférieurs aux gros. Ou mieux, responsabilisation des agences en leur faisant couvrir une partie des risques qu’elles notent (5 % ?) : si elles se plantent, type Lehman, elles payent. Après avoir touché Goldman Sachs, l’heure est venue de couler les agences.
A part ça, tout très bien.
Sauf erreur de ma part, il y a des obligations légales qui forcent certains investisseurs à avoir recours à ces agences derrière lesquelles ils se réfugient sans chercher à comprendre par eux-mêmes et sans faire le moindre effort. C'est un peu facile, non ?
N'est-ce pas là aussi une cause du problème ?
PS: pourquoi ne peut-on pas faire de copier-coller dans la boîte de commentaire ? C'est très chiant !
"La plupart des actifs toxiques liés aux subprimes étaient notaient AAA."
-->étaient notés !
@Reno Dupuy : Emetteur de dette = institution (entreprise, pays, collectivité locale, banque...) qui emprunte de l'argent sur les marchés.
@ Thierry : faute de frappe corrigée. Et 10 francs dans le nourrain ;-)
Et...
le problème n'est pas les agences, qui ne sont qu'une verrue qui profite du système.
Car, avec le secret bancaire, le gré-à-gré, les bilans truqués.. que voulez-vous qu'elles sachent noter?
Essayez, par exemple, de mettre une taxe Tobin en route, et...revenez nous dire...
C'est le même principe. L'omerta ne sera pas brisée.
La situation des Etats d'Europe du sud va continuer à se dégrader.
Lisez cet article :
La zone euro traverse une «crise systémique», selon Nicolas Sarkozy.
«la zone euro traverse sans doute la crise la plus grave depuis sa création» et «désormais les spéculateurs doivent savoir qu’ils en seront pour leurs frais», a-t-il ajouté.
Auparavant, les dirigeants ont annoncé la mise en place prochaine d’«un mécanisme de stabilisation», un fonds pour aider leurs pays qui seraient confrontés à des difficultés financières et validé le plan d’aide à la Grèce.
http://www.20minutes.fr/article/403231/Economie-La-zone-euro-traverse-une-crise-systemique-selon-Nicolas-Sarkozy.php
Il y a donc deux questions qui se posent :
1- Première question : avec quel argent les pays européens vont-ils créer ce fonds ?
Avec quel argent ?
Est-ce que chaque Etat européen va devoir verser plusieurs milliards d’euros pour abonder ce fonds ?
2- Seconde question : est-ce que la Banque Centrale Européenne va faire tourner la planche à billets à plein régime ?
Concrètement : est-ce que la Banque Centrale Européenne va faire tourner la planche à billets pour acheter les dettes souveraines des Etats européens ?
Dimanche 9 mai 2010 :
Londres refuse de participer à un Fonds d'urgence européen.
La Grande-Bretagne refuse de participer, en y apportant sa garantie, au Fonds d'urgence envisagé pour aider les pays de la zone euro en difficulté, a indiqué dimanche une source diplomatique britannique à l'AFP. «Nous ne voulons pas participer à un Fonds de secours européen», a souligné cette source.
Les ministres des Finances des 27 pays de l'Union européenne doivent se réunir à partir de 15h00 (13h00 GMT) pour discuter d'un projet de mise sur pied d'un «Fonds de stabilisation de la zone euro» visant à octroyer des prêts de l'Union Européenne aux pays utilisant la monnaie unique qui seraient en difficulté.
L'idée de départ était que la Commission européenne puisse emprunter jusqu'à 70 milliards d'euros, en bénéficiant de la garantie de tous les pays de l'Union européenne, y compris ceux comme la Grande-Bretagne qui n'utilisent pas l'euro, puisqu'il s'agit d'un mécanisme de l'UE, selon des sources diplomatiques.
Pour valider un tel dispositif au niveau de toute l'UE, il faudrait l'approbation d'une majorité qualifiée suffisante des 27 ministres européens qui se réunissent à Bruxelles.
Le refus de Londres d'y participer pourrait contraindre la zone euro à se rabattre sur un mécanisme de prêts garantis par les seuls pays utilisant la monnaie unique, une option également à l'étude.
http://www.20minutes.fr/article/403317/Monde-Londres-refuse-de-participer-a-un-Fonds-d-urgence-europeen.php
Cette fois, c’est sûr : la zone euro va exploser.
Et peut-être même plus tôt que ce que l’on pensait.
Quant à la Banque Centrale Européenne, combien de centaines de milliards d'euros va-t-elle injecter dans le circuit bancaire ?
Combien de centaines de milliards de dette souveraine grecque va-t-elle acheter ?
Combien de centaines de milliards de dette souveraine portugaise va-t-elle acheter ?
Combien de centaines de milliards de dette souveraine espagnole va-t-elle acheter ?
L'opération "Ouroboros" a commencé.
Lisez cet article :
"la Banque centrale européenne (BCE) a annoncé des mesures exceptionnelles sur le marché des titres obligataires des Etats et celui des changes.
L'institut monétaire a indiqué qu'il allait d'abord "mener des interventions sur le marché obligataire privé et public de la zone euro" afin de mettre fin aux "dysfonctionnements" constatés, sans préciser immédiatement quelles formes ces opérations prendraient.
La BCE a aussi annoncé des mesures pour faire face aux difficultés des banques de la zone euro à s'alimenter en dollars, en facilitant leur approvisionnement, via une action concertée avec les banques centrales des Etats-Unis, du Canada, d'Angleterre et de Suisse.
La Banque du Japon, qui pourrait s'associer à cette initiative, a pour sa part injecté 2.000 milliards de yens (16,7 milliards d'euros) dans le circuit bancaire nippon pour la deuxième journée consécutive, afin de détendre les conditions d'accès au crédit."
http://www.romandie.com/infos/news/201005100628050AWP.asp
La BCE est restée "totalement indépendante" et n'a pas subi de "pression" pour lancer ces mesures exceptionnelles, a assuré M. Trichet lors d'une conférence de presse à Bâle au siège de la Banque des règlements internationaux.
Il a également indiqué qu'il était "absolument crucial" que les gouvernements européens atteignent leurs objectifs fiscaux, malgré le plan de soutien sans précédent lancé dans la nuit de dimanche à lundi.
http://www.romandie.com/ats/news/100510125012.p35cwp4s.asp
Le serpent "ZONE EURO" avait faim.
Le serpent "ZONE EURO" était en train de mourir de faim.
Alors, le serpent "ZONE EURO" a commencé à se dévorer la queue lundi 10 mai 2010.
Le serpent "ZONE EURO" est rassasié momentanément : il ne mourra pas tout de suite.
Mais il mourra bientôt.
L'opération "Ouroboros" continue.
L’agence de notation Moody’s estime toujours que l’abaissement de la note de la Grèce devrait “très certainement être significatif” tout en reconnaissant que le plan de secours de l’Union européenne était un “pas en avant”, selon une étude publiée lundi.
“Le changement de notation sera très certainement significatif”, a estimé l’agence, qui entrevoit un abaissement “probable dans la catégorie Baa” contre A3 actuellement.
“Mais un ajustement en catégorie spéculative est également possible”, a ajouté Moody’s, qui a abaissé la note de la Grèce de A2 à A3 le 22 avril.
La décision dépendra “des développements au sein de l’économie grecque une fois dissipé le brouillard né de la panique financière, des mesures de soutien et des mouvements de protestation”.
L’agence prévoit de rendre sa décision dans les quatre semaines sur la Grèce, mais aussi sur le Portugal, dont la note est également à l’examen.
Pour le Portugal, Moody’s juge qu’un abaissement de Aa2 à Aa3 est “probable”, tout en prévenant qu’un passage à A1 “ne peut pas être exclu”.
L’agence rappelle, par ailleurs, qu’elle ne prévoit pas de changement à court terme des notes de l’Espagne, de l’Italie et de l’Irlande, les autres pays de la zone euro récemment stigmatisés par les marchés.
* Le Glass Steagall Act de 1933 interdit le mode de banque universelle, comme nous le connaissons en France actuellement, en séparant la banque commerciale de la banque d’investissement. La première étant celle qu’utilise quotidiennement l’ensemble de consommateurs (dépôts, crédits,…), la seconde spécialisée dans les investissements s’adresse plus particulièrement aux opérations financières. Cette loi a eu pour effet, d’empêcher les banques de diversifier leurs activités et ainsi de mieux répartir leurs risques. Comme le climat des années 1933 à 1938, pendant le New Deal n'était guère propice aux affaires, la capacité de financement du crédit à la fin des années 30 a été faible: l'état US a donc imaginé de créer un organisme public, Fannie Mae, en 1938, pour racheter aux banques leurs prêts, sous certaines conditions, pour revendre ces prêts en pool à des investisseurs, selon des techniques financières de l'époque plus rudimentaires. Ainsi, le marché du crédit a retrouvé une certaine liquidité, qu'il n'aurait pas à ce point perdue sans le McFadden Act et le Glass Steagall Act. L’histoire n’a donc rien appris aux interventionnistes addictes.
* Création en 1938 d’un organisme public de crédit Federal National Mortgage Association (FNMA) plus connue sous le nom de FANNIE MAE, est une sorte d’entreprise avec actionnaires privés bénéficiant de la garantie de l’Etat, dont l’objet était de racheter aux banques leurs prêts en empruntant sur le marché à des taux plus bas et les réunir dans des produits financiers afin de les revendre à des investisseurs dans le but de libérer les capacités des banques à faire du crédit (déjà à l’époque F.D. ROOSEVELR avait créé une structure de titrisation des crédits), pour contrer le manque de liquidité entravée par les McFadden Act et Glass Steagall Act. Fannie Mae a été privatisée en 1968, la création d'un concurrent public en 1970 Federal Homme Loan Mortgage Corporation (FREDDIE MAC), à son tour privatisé en 1989. Le 7 septembre 2008, la Federal Housing Finance Agency (FHFA) place ces deux organismes sous sa tutelle (nous pouvons noter la cohérence de l'action publique !). Ces deux organismes qui sont depuis 1938 et 1970 les rouages essentiels du marché immobilier des Etats-Unis, détenaient, ainsi, en 2008, 5 400 Mrds $ des dettes hypothécaires soit environ la moitié du marché hypothécaire américain de 12 000 Mds $, ou un tiers de la capitalisation de la Bourse de New York et plus d'un tiers du Produit intérieur brut américain. Après cela, on voudrait nous faire croire que le(s) régulateur(s) américain(s) n’avaient rien vu venir.
Le statut hybride des ces deux organismes laissent rêveur au pays du capitalisme. En effet, afin de pouvoir privatiser Fannie Mae, dont le portefeuille de prêts comportait un certain pourcentage de crédits de qualité plus que moyenne, le gouvernement dut leur donner un statut sur mesure de "Government Sponsored Enterprise" (GSE, entreprises privées d'état !), quel monstrueux statut que voilà. Ils étaient exemptés de certaines taxes et de certaines formalités de présentation de comptes, en contrepartie d'une obligation inscrite dans les statuts de l'entreprise de continuer à avoir pour activité principale le refinancement de prêts immobiliers, et notamment les prêts aux ménages modestes, les fameux prêts subprime. La nature très particulière de ces deux organisations donna à croire à de nombreux acteurs du marché obligataire que l'état fédéral viendrait en aide à ses deux "caricatures" si par malheur l'une d'elle venait à défaillir. En quelque sorte, l'état fédéral avait fait ce qu'il reprochera plus tard à Enron : masquer ses engagements de ses livres de comptes par le biais de "special purpose vehicles" comptés hors bilan !
Les agences de notation savent exactement lire ce qu’il y a à lire.
Voici pourquoi :
Si l’Etat grec devait emprunter à 10 ans, combien devrait-il verser de taux d'intérêt ?
Lundi 10 mai : à 18 heures, le taux de l'obligation grecque à 10 ans était de 6,717 %.
Vendredi 14 mai : à 18 heures, le taux de l’obligation grecque à 10 ans était de 8,012 %.
Et pour un emprunt à 2 ans ?
Si l’Etat grec devait emprunter à 2 ans, combien devrait-il verser de taux d'intérêt ?
Lundi 10 mai : à 18 heures, le taux de l'obligation grecque à 2 ans était de 5,48 %.
Vendredi 14 mai : à 18 heures, le taux de l’obligation grecque à 2 ans était de 7,27 %.
- Conclusion numéro 1 :
Le plan de sauvetage de 750 milliards d'euros n’était qu’un gigantesque coup de bluff destiné à rassurer les marchés. Ce coup de bluff n’a pas fait illusion bien longtemps : il a fait illusion pendant cinq jours. Pendant ces cinq jours, les médias nous ont joué du pipeau pour nous rassurer : « Tout va très bien, madame la Marquise. La Grèce est sauvée. »
- Conclusion numéro 2 :
La saison touristique en Grèce s’annonce désastreuse en raison des trois employés de banques tués, et en raison des attentats qui se multiplient en Grèce. Les touristes qui annulent leurs vacances en Grèce sont de plus en plus nombreux. Ces annulations sont catastrophiques car le tourisme représente 17 % du PIB grec. L’Etat grec va subir un effondrement de ses recettes.
- Conclusion numéro 3 :
Malheureusement, l’Etat grec fonce vers le défaut de paiement.
Fin des illusions.
Retour au réel.
http://www.boursier.com/vals/ALL/les-recettes-du-tourisme-grec-pourraient-reculer-de-plus-de-7-en-2010-eco-2090.htm
Les pays d’Europe du sud sont en train d’entraîner toute la planète dans leur chute.
Lisez cet article :
Les bourses asiatiques en forte chute à mi-séance.
Les bourses asiatiques étaient en forte chute mardi à mi-séance, dans un contexte toujours marqué par les craintes pesant sur l’euro et sur la dette de certains pays européens.
L’indice Nikkei perdait 2,4 % à 9,526.97 points.
L’indice sud-coréen Kospi perdait 3 % à 1.556,28 points.
Les bourses néo-zélandaises, australiennes et taïwanaises étaient également en baisse.
http://www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?num=472bcfe6ae5b22fdd522b8f2100d7632
Selon la Banque Centrale Européenne, les banques de la zone euro ont dans leurs livres 195 milliards d'euros d'actifs pourris.
Vous avez bien lu : 195 milliards d'euros d'actifs pourris.
Ce sont de soi-disant "actifs", mais leur valeur réelle est égale à zéro.
Quand le patron d'une banque européenne vient frimer devant les caméras de télévision, quand il prétend que sa banque est saine, quand il raconte que sa banque est solide, ne le croyez pas.
Les patrons des banques de la zone euro sont des menteurs.
Les banques de la zone euro ne sont plus que des banques zombies.
Contribuables, préparez-vous à payer.
http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRPAE64U0Q520100531
Ce soi-disant « plan de stabilisation » n'a fait illusion que deux jours : le 10 mai et le 11 mai.
Depuis le 12 mai, les investisseurs internationaux ont compris ce qu'était vraiment ce soi-disant « plan de stabilisation » : un énorme coup de bluff.
Depuis le 12 mai, les investisseurs ont compris que les Etats européens ne pourront jamais verser des centaines de milliards d’euros pour sauver le Portugal, l'Irlande, la Grèce, l'Espagne.
Conséquence : les investisseurs internationaux n'ont plus du tout confiance dans le Portugal, l'Irlande, la Grèce, l'Espagne. Depuis le 12 mai, ils demandent des taux d'intérêt exorbitants à ces quatre pays.
Vendredi 4 juin :
- Si l’Espagne avait dû lancer un emprunt à 10 ans, elle aurait dû payer un taux d’intérêt de 4,528 %.
Le graphique des taux d'intérêt des obligations espagnoles est incroyable : les taux d'intérêt espagnols sont en train d'exploser.
http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GSPG10YR%3AIND
- Si l’Irlande avait dû lancer un emprunt à 10 ans, elle aurait dû payer un taux d’intérêt de 5,109 %.
http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GIGB10YR%3AIND
- Si le Portugal avait dû lancer un emprunt à 10 ans, il aurait dû payer un taux d’intérêt de 5,13 %.
http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GSPT10YR%3AIND
- Si la Grèce avait dû lancer un emprunt à 10 ans, elle aurait dû payer un taux d’intérêt de 8,141 %.
http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GGGB10YR%3AIND
Ces taux d’intérêt hallucinants montrent que le Portugal, l’Irlande, la Grèce et l’Espagne vont devoir emprunter à des taux d’intérêt de plus en plus exorbitants.
Le Portugal, l’Irlande, la Grèce et l’Espagne foncent vers le défaut de paiement.
Au contraire, les taux d’intérêt de l’Allemagne deviennent de plus en plus bas.
- Si l’Allemagne avait dû lancer un emprunt à 10 ans, elle aurait dû payer un taux d’intérêt très faible : seulement 2,584 %.
http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GDBR10%3AIND
Cette divergence est intenable.
Cette situation est explosive : la zone euro va finir par éclater.
Moody's abaisse la note grecque à Ba1, en catégorie spéculative.
L'agence de notation Moody's annonce avoir abaissé la note de la dette souveraine de la Grèce en catégorie spéculative, en arguant des risques liés au mécanisme de soutien apporté à Athènes par la zone euro et le Fonds monétaire international (FMI).
http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRPAE65D0MU20100614