Partager l'article ! Cinq bides pour 2010, épisode 3 : l’attaque contre la Grèce: &nbs ...
Péril sur la maison Europe, les cocos. La gentry de la finance anglo-saxonne a décidé d’attaquer la Grèce. Et elle n’y va pas de main
de main morte, foutrebleu. Le marché du grec-frites-salade-oignons est au plus mal. Le cours de la moussaka pique du nez, la feta fait du yoyo, le premier ministre Papandréou se pochtronne
à l’ouzo frelaté. Pire, en manque chronique de drachmes (l’ancien nom de l’euro), la Grèce risque de ne pas avoir les moyens de s’offrir les délectables Rafale et exquises frégates
multimissions (FREMM) aimablement proposés par les industriels français.
Bref, ça sent le sapin au pays des oliviers. Il y a des signes qui ne trompent pas : le CDS de la Grèce, - Credit Default Swap, c’est-à-dire l’assurance que les banques contractent pour se prémunir contre un défaut de paiement du pays – a atteint des sommets inconnus jusqu’alors : 428 points de base selon Libé, près de deux fois celui du Liban et trois fois celui du Maroc. En clair, les marchés estiment le risque de faillite plus important en Grèce que dans des pays en développement. Moche, ça, très moche.
Pourtant, les chiffres sont têtus : le déficit public grec (12% du PIB) ne se distingue guère des 11% des Etats-Unis et de l’Espagne. Il est comparable au chiffre du Royaume-Uni (plus de 12%), et reste bien inférieur aux 14% irlandais. Côté dette, le chiffre grec de 123% du PIB reste dans les normes de l’Italie (127%) et loin des chiffres du Japon (197%). Que la Grèce truque ses chiffres ? La belle affaire. Elle le fait depuis des décennies, sous la bienveillante myopie de la Commission européenne, et avec le soutien actif des mêmes banques anglo-saxonnes qui l’attaquent sur les marchés, via sa dette et via l’euro.
Qui sont les donneurs de leçon de la Grèce, au fait ? La banque d’affaires Goldman Sachs, d’abord. Oui, cette même Goldman Sachs qui aidait les Grecs à camoufler leur dette sous d’obscures opérations sur les devises, histoire que cette dette ne soit pas prise en comptes dans les chiffres officiels. Autre redresseurs de torts : les agences de notations Standard & Poor’s, Moody’s et Fitch, ces formidables extralucides qui notaient « A » la banque Lehman Brothers quelques jours avant sa faillite.
Soyons sérieux : la Grèce va mal, mais rien ne justifiait une attaque spéculative de cette ampleur. Le pays ne fera pas faillite, pas plus que les autres Etats visés par la théorie du « à qui le tour » - Portugal, Espagne, Irlande, Lesotho ou Swaziland. A qui profitent ces rumeurs de faillite ? Aux banques et aux hedge funds avides de refourguer au prix fort les CDS de leur portefeuille, ou d’augmenter les taux d’intérêt des dettes des Etats. L’un d’eux a du CDS portugais dans son slip kangourou ? Une brève vaguement téléguidée sur les Portos dans le Wall Street Journal et pouf, le CDS s’envole, et les profits du hedge fund avec. Magique.
La bonne nouvelle de l’histoire, c’est que nos amis financiers, lassés de cogner la seule Grèce, se sont aussi attaqués à l’euro. Et qu’ils ont réussi à le toucher : la monnaie européenne a perdu près de vingt centimes face au dollar. En gros, la crise grecque a réussi à engager le meilleur plan de relance dont l’industrie européenne ait pu rêver : comme elle produit en euros et facture en dollars, chaque centime de recul de l’euro entre directement dans la case bénéfice des boîtes. Chez EADS par exemple, 10 centimes perdus par l’euro équivalent à 1 milliard de résultat opérationnel en plus. Selon les prévisions des économistes, une chute de 10 % de la monnaie unique face au dollar doperait de 0,2 à 0,3 point le PIB de la zone euro en un an.
A l’inverse, la production des sites délocalisés en zone dollar ont leurs profits rapatriés en euros : ils sont mécaniquement touchés par la baisse de ce dernier. Plus j’ai de sites en zones de dollars, plus mes profits sont dégonflés. Ce n’est qu’un juste retour des choses : les industries européennes, et notamment les PME, avaient fait des efforts gigantesques pour compenser la baisse du dollar. Chaque centime de baisse, c’était de la perte, donc du plan social. On ne peut qu’espérer que l’euro descende encore jusqu’à son niveau « normal », disons 1,15 dollar, ce qui aboutirait à une compétition moins faussée par les changes.
L’autre bonne nouvelle générée par la crise grecque, c’est qu’elle oblige l’UE à sortir de sa léthargie en termes de politique économique commune. Les Allemands évoluent – très doucement, certes - sur leur leur délire psychotique de la puissance du roi Deutsch Mark, qu’ils avaient reporté sur l’euro. Et les gouvernements européens sont obligés d’agir, sous peine de voir le père DSK et son gros FMI débarquer avec ses milliards de dollars au secours de la Grèce, façon Attaque de la moussaka géante. Pas de doute : la course à l’échalote a parfois du bon.
Jeudi 4 mars 2010 :
Grèce : la grogne sociale monte, le gouvernement évoque un recours au FMI.
La mobilisation s'est amplifiée jeudi en Grèce contre les mesures d'austérité annoncées la veille par le gouvernement, qui n'a pas exclu un "recours au Fonds monétaire international" pour éviter la faillite.
Au fil de la journée, les annonces de grève de 24H ou arrêts de travail pour vendredi 5 mars n'ont cessé de tomber : le trafic des aéroports grecs sera ainsi paralysé de 12h à 16H locales (10H-14H GMT), les transports terrestres perturbés, et les écoles primaires et secondaires fermées.
La chancelière allemande Angela Merkel, qui doit recevoir vendredi M. Papandréou va lui dire "très clairement" que la Grèce doit résoudre elle-même ses problèmes budgétaires, a de son côté affirmé le ministre allemand de l'Economie Rainer Brüderle.
"Nous devons être fidèles au principe selon lequel chaque pays doit résoudre ses propres problèmes", a-t-il ajouté.
http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=3ee623625c2c3f3c92581302087658fa
D'autant que le taux d'intérêt obtenu est somme toute modéré : 6,38%.
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2010/03/04/04016-20100304ARTFIG00510-la-grece-emprunte-5-milliards-d-euros-sur-les-marches-.php
Hé bé moi, je maintiens que la situation de la Grèce va aller de mal en pis.
Les banques cherchent à rançonner la Grèce et l'Europe en faisant monter les taux des obligations et le cours des CDS, pas à mettre la Grèce en faillite, ce qui ne leur apporterait strictement rien.
Aujourd'hui, les banques savent qu'elles peuvent prendre tous les risques.
Aujourd'hui, les banques prennent tous les risques.
Les banques savent qu'elles ne risquent rien.
Le ministre des Finances néerlandais s'oppose à un sauvetage de la Grèce.
Le ministre néerlandais des Finances Jan Kees de Jager a déclaré lundi que son gouvernement était opposé à un plan de sauvetage pour la Grèce, mais que d'autres façons d'aider le pays pouvaient être mises au point par les ministres des Finances de l'Union européenne.
Le mois dernier, le gouvernement grec a dévoilé de nouvelles mesures d'austérité budgétaire visant à ramener en 2012 son déficit public dans les limites fixées par l'Union européenne.
Cependant, les investisseurs craignent toujours que le pays ne soit pas en mesure d'honorer ses dettes, et la Grèce doit payer des taux d'intérêt si élevés sur ses nouveaux emprunts qu'ils remettent en question sa capacité à atteindre ses objectifs de réduction du déficit.
"Il n'y aura pas de sauvetage parce que, premièrement, la Grèce doit résoudre ses propres problèmes", a déclaré le ministre néerlandais des Finances à la presse lors de son arrivée à la réunion mensuelle des ministres de l'Eurogroupe.
"Il n'y aura pas de sauvetage parce que c'est évidemment interdit par les traités", a-t-il ajouté.
Néanmoins, Jan Kees de Jager n'a pas exclu la possibilité de certaines formes d'aide financière pour la Grèce et a indiqué que plusieurs options étaient envisageables, par exemple des prêts bilatéraux de certains pays européens ou bien des garanties pour les emprunts grecs.
http://www.investir.fr/infos-conseils-boursiers/actus-des-marches/infos-marches/le-min-fin-neerlandais-s-oppose-a-un-sauvetage-de-la-grece-233419.php
M. Juncker a parlé "des aides bilatérales" d'autres pays de la zone euro sous forme de prêts à la Grèce, avec néanmoins des taux d'intérêts élevés pour ne pas faire de cadeau au pays et "l'inciter fortement" à retourner rapidement vers les marchés pour trouver de l'argent.
Mais il indique que le mécanisme envisagé, dont certains détails doivent encore être réglés, "n'incluera pas des garanties sur des emprunts" de la Grèce.
En tout état de cause, tous les pays de la zone euro y participeraient, a-t-il souligné.
http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=76ae817db73b6b8a23925b4e4d7f3d01
Autrement dit : il va y avoir "des aides bilatérales" sous forme de prêts à la Grèce. Chacun des 15 Etats de la zone euro va prêter quelques milliards d'euros à la Grèce.
Le problème, c'est ceci : ces 15 prêts seront accordés à la Grèce avec des taux d'intérêts élevés "pour ne pas faire de cadeau au pays et l'inciter fortement à retourner rapidement vers les marchés pour trouver de l'argent".
Or, si les taux d'intérêt sont élevés, ces 15 prêts aggraveront la situation financière de la Grèce. Le remède sera pire que le mal.
C'était d'abord la première fois qu'un dirigeant européen disait publiquement que l'euro n'était pas intangible. Une déclaration particulièrement forte en ce qui concerne une monnaie qui n'est rien d'autre que de la confiance cristallisée.
Ensuite, la chancelière a évoqué la nécessité de changer le traité sur l'Union européenne. Une procédure particulièrement lourde puisqu'elle suppose l'adoption d'un nouveau texte ratifié par chacun des vingt-sept pays membres.
Enfin, Angela Merkel a parlé de l'exclusion d'un pays ne respectant pas les règles - une action particulièrement violente dans une construction politique fondée depuis un demi-siècle sur l'envie de participer à une aventure collective.
Bien sûr, la chancelière parlait non devant le Parlement européen mais devant des députés allemands très remontés à l'idée d'un soutien de Berlin à Athènes. Son propos marque néanmoins un moment décisif. L'euro devait être un début. Une monnaie unique devait engendrer un rapprochement des politiques budgétaires. Comme toujours dans les affaires européennes, l'économique était censé entraîner le politique.
Mais, depuis, rien n'a été fait. Et, comme l'avaient dit les économistes, le grand écart entre le monétaire et le budgétaire pose un problème vital en temps de crise. La question est posée. Il n'y a que deux réponses possibles : l'avancée ou l'explosion.
http://www.lesechos.fr/info/france/020422926338-l-euro-consume-de-l-interieur.htm
L'euro poursuit sa baisse face au dollar, la Grèce inquiète toujours.
"Les dissensions persistantes vis-à-vis de la Grèce rendent le marché nerveux" et pèsent sur l'euro, commentait Phil McHugh, analyste du courtier Currencies Direct.
Récemment, "les spéculations sur un plan de sauvetage ont stimulé l'euro, mais le marché semble désormais se rendre compte que parler d'un plan de sauvetage et en mettre un en place sont deux choses bien distinctes", commentait Michael Hewson, analyste chez CMC Markets.
Faute de voir émerger un plan européen concret, auquel l'Allemagne reste très réticente, le Premier ministre grec, Georges Papandréou, n'a pas exclu mercredi soir à Bruxelles d'avoir recours à l'aide financière du Fonds monétaire international (FMI).
Renforçant l'hypothèse d'un tel recours, Michael Meister, un porte-parole du parti allemand au pouvoir, la CDU, a indiqué mercredi que si la Grèce a besoin d'une aide financière, elle devrait s'adresser au FMI, notaient des analystes.
http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=0fedbb6485aaa895e7735e13e72918d4
Le recours au FMI pour la Grèce n'est pas humiliant, dit Barroso.
Le recours au Fonds monétaire international (FMI) pour aider la Grèce dans sa situation budgétaire difficile n'est pas une question de prestige, estime le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso.
Après l'avoir initialement exclu, assurant qu'ils voulaient régler eux-mêmes le problème grec, les responsables de l'Union européenne écartent de moins en moins la piste d'une aide du FMI, qui a d'ailleurs fait des offres de service.
"Ce que je veux rappeler, c'est que la Grèce et tous les Etats membres de l'UE sont membres du FMI", a dit José Manuel Barroso dans une interview diffusée vendredi sur France 24.
"Donc ce n'est pas une question de prestige, c'est une question de voir quel est le meilleur moyen de répondre à la situation", a-t-il ajouté, en précisant que l'UE travaillait avec le FMI "en très bons termes" et que lui-même n'avait jamais considéré qu'il serait humiliant d'y faire appel.
http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=afb7916a7022110450c243ffd3f6bfbf
An insolvency mechanism should be set up for nations that are unable to manage their debts, Horst Koehler, Germany's president and a former head of the International Monetary Fund, said in an interview on Saturday.
Horst Koehler told Focus magazine there was now a need to develop procedures for overly indebted nations similar to those already in place for companies.
He said his suggestion was not aimed at Greece, which is battling to keep a crippling debt burden under control.
"It's possible that there are nations that won't be able to deal with their debt," said Koehler, who headed the IMF until stepping down in 2004 to run for the largely ceremonial post of German President.
"That's why it's time to start thinking the unthinkable," Koehler added. "We need an orderly insolvency process not only for companies but also for nations."
There was a risk of chaos if a nation were to become insolvent. "That's why we needed an orderly process -- so that everyone knows what the rules are."
Greece's debts are nearing 120 percent of gross domestic product.
http://www.reuters.com/article/idUSTRE62J14D20100320
En clair : la Grèce fonce vers le défaut de paiement.
Les cris d'orfraies de certains Européens, qui écartaient comme une humiliation l'hypothèse d'un sauvetage d'Athènes par l'institution de Bretton Woods, ont commencé à se dissiper. Et les regards se tournent vers Dominique Strauss-Kahn, le directeur général du FMI, prêt à endosser le costume du sauveur de la Grèce et par la même occasion de la zone euro aujourd'hui tirée à hue et à dia, et cela à deux ans des présidentielles françaises.
L'Allemagne a ouvert la voie vendredi matin : «Au cas où il faudrait en venir (à une aide à la Grèce), le gouvernement allemand n'exclut pas le recours aux ressources du Fonds monétaire international", a indiqué Ulrich Wilhelm, porte-parole du gouvernement, assurant que l'Allemagne coordonnerait sa position avec celles de ses partenaires européens.
Dans le sillage de Berlin, le président de la Commission européenne, Jose Manuel Barroso, puis la Finlande ont exprimé leur appui à une intervention du FMI dans le dossier grec. "Ce n'est pas une question de prestige, mais de considérer ce qui serait le meilleur moyen de répondre" à la situation grecque, a expliqué le patron de la Commission.
Les Pays Bas, la Suède, le Royaume Uni et même l'Italie ont dit envisager la possibilité d'un recours au FMI pour la Grèce.
A ce rythme, la France risque de rester l'ultime bastion opposé à l'entrée en scène du FMI.
http://www.latribune.fr/journal/edition-du-2003/politique-internationale/388334/dominique-strauss-kahn-appele-a-la-rescousse-de-la-grece.html
La moussaka géante attaque !
Alerte !
La moussaka géante attaque !
Grèce : la France accepte l'intervention du FMI.
C'est une concession majeure de Paris à Berlin pour arracher le feu vert d'Angela Merkel à un plan de soutien européen à Athènes demain jeudi, à Bruxelles. Jamais depuis la naissance de la monnaie unique, le Fonds monétaire international, dont le siège est à Washington, n'était intervenu comme prêteur en dernier ressort dans un pays de la zone euro.
«Ce n'est pas souhaitable» a récemment déclaré Jean-Claude Trichet, le président de la Banque centrale européenne (BCE). «Recourir au FMI pour aider la Grèce serait un signe de faiblesse» pour a déclaré Patrick Devedjian, ministre de la relance.
La France qui considère traditionnellement le FMI comme une «antenne du Trésor américain» aurait préféré une solution «100 % européenne» à la crise grecque. Le plan validé par l'Eurogroupe le 15 mars dernier ne faisait d'ailleurs pas appel au FMI. Mais l'instransigeance de Berlin, dont la position s'est durcie ces derniers jours, oblige Paris à composer.
Outre le FMI, la France serait prête à accepter que l'on renforce la discipline budgétaire européenne, en actionnant les articles du traité de Lisbonne prévoyant la suppression des droits de vote pour les pays n'obéissant pas aux règles budgétaires communes, voire l'expulsion d'un Etat membre. Autant de concessions ont fait dire à la presse allemande hier qu'Angela Merkel avait réussi à imposer ses vues aux dirigeants de la zone euro.
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2010/03/24/04016-20100324ARTFIG00775-grece-la-france-accepte-l-intervention-du-fmi-.php
http://www.lesechos.fr/info/france/020439981046-aide-a-la-grece-l-eurogroupe-enterine-un-accord-inspire-par-l-allemagne.htm
L'Allemagne a gagné sur tous les tableaux :
1- Le FMI va intervenir pour sauver la Grèce.
2- Une opération de sauvetage de la Grèce ne sera déclenchée qu'à l'unanimité des pays de la zone euro. Un seul pays pourra l'empêcher en votant contre.
3- Chaque Etat membre ne sera pas obligé d'accorder un prêt à la Grèce. Seul les Etats volontaires prêteront quelques milliards d'euros à la Grèce : ce ne sera pas obligatoire.
4- A partir de là, la répartition prévue ne pourra pas avoir lieu dans la réalité. Selon la répartition prévue, deux tiers des prêts seront accordés par les Etats européens. Un tiers des prêts sera accordé par le FMI. Mais dans la réalité, quels seront les Etats européens volontaires pour prêter à la Grèce ?
Tous les Etats européens sont endettés, et même surendettés. Quel Etat européen pourra accorder un prêt à la Grèce ? Et, surtout, avec quel argent ?
Cela impliquerait qu'un Etat européen volontaire emprunte quelques milliards d'euros sur les marchés, et ensuite il les reprêterait à la Grèce !
Par exemple : la France a déjà une dette publique de 84 % du PIB aujourd'hui, soit 1 500 milliards d'euros. La France devrait donc s'endetter encore plus, pour pouvoir ensuite prêter à la Grèce, et la France ne serait même pas sûre d'être remboursée par la Grèce !
Conclusion : seuls deux ou trois Etats européens accepteront de prêter à la Grèce. L'écrasante majorité des prêts sera fournie par le FMI.
Le PIB de la Grèce va chuter de 5 % entre 2009 et 2014.
En 2014, la dette publique de la Grèce sera de 344,2 milliards d'euros : la Grèce va donc devoir emprunter 75 milliards d'euros entre 2009 et 2014.
En 2014, la dette publique de la Grèce sera de 152,5 % du PIB.
En 2014, rien que le paiement des intérêts de la dette publique sera de 8,4 % du PIB.
http://www.economist.com/business-finance/displaystory.cfm?story_id=15772801&utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+creditwritedownsnews+%28Credit+Writedowns%27+News+Feed%29
Je maintiens mon pronostic :
- la Grèce va se déclarer en défaut de paiement ;
- les autres Etats européens ne POURRONT pas lui prêter les sommes suffisantes pour la sauver (et même plusieurs Etats européens ne VOUDRONT pas lui prêter un seul euro) ;
- les autres Etats européens ne POURRONT pas lui prêter les sommes suffisantes car ils sont eux-mêmes surendettés ;
En 2014, la dette publique de l’Allemagne sera de 91,4 % du PIB. La dette publique de la France sera de 95,5 % du PIB. La dette publique du Royaume-Uni sera de 99,7 % du PIB. La dette publique de la Belgique sera de 111,1 % du PIB. La dette publique de l’Italie sera de 132,2 % du PIB. La dette publique de la Grèce sera de 133,7 % du PIB (calculs du FMI).
http://www.imf.org/external/pubs/ft/spn/2009/spn0921.pdf
- le FMI viendra au secours de la Grèce en lui prêtant 75 milliards d'euros.
Les rendements des obligations d'Etat grecques ont continué de se tendre mardi, au lendemain d'une émission obligataire au succès mitigé, la Grèce n'étant pas parvenue à rassurer totalement le marché.
A 18H00, le taux de l'obligation d'Etat grecque à 10 ans se tendait nettement à 6,434 %, contre 6,289 % lundi.
http://www.romandie.com/infos/news/201003301844060AWP.asp
Malheureusement, ça dégénère.
La situation devient intenable pour la Grèce.
Que va-t-il se passer si la Grèce doit emprunter à 7 % dans quelques semaines ?
Et à 7,5 % ?
L’évolution des obligations grecques à 10 ans montre que plus personne ne croit à toutes ces déclarations des dirigeants européens.
Le Portugal, l’Irlande, l’Italie, la Grèce, l’Espagne (liste non exhaustive) sont en train de glisser le long du toboggan, et leur vitesse s’accélère.
Qu’est-ce qu’il y a en bas du toboggan ?
Je ne sais pas.
A 18H00, le taux de l’obligation d’Etat grecque à 10 ans s’est inscrit à 6,522 %, contre 6,434 % mardi.
Le différentiel avec le Bund allemand à 10 ans qui sert de référence sur le marché s’est établi à 343 points, contre 316 points en début de semaine, ce qui traduit les inquiétudes sur la dette grecque.
Ce mouvement fait suite à l’émission obligataire de maturité à 7 ans, qui s’est déroulée lundi, avec un résultat mitigé et une demande moins importante que lors des précédentes opérations.
A un climat déjà dégradé, est venu s’ajouter mercredi l’abaissement de la note des cinq principales banques grecques par l’agence Moody’s qui a donné lieu à un net mouvement de “fuite vers la qualité”, a indiqué Jérôme Broustra, responsable de la gestion taux chez Axa IM.
http://www.romandie.com/infos/news/201003311901070AWP.asp
Lundi 29 mars : l’obligation grecque à 10 ans était à 6,289 %.
Mardi 30 mars : l’obligation grecque à 10 ans était à 6,434 %.
Mercredi 31 mars : l’obligation grecque à 10 ans était à 6,522 %.
L’Etat grec ne pourra pas emprunter à des taux aussi élevés.
La Grèce fonce vers le défaut de paiement.
http://www.romandie.com/infos/news/201004011831060AWP.asp
Lundi 29 mars : l’obligation grecque à 10 ans était à 6,289 %.
Mardi 30 mars : l’obligation grecque à 10 ans était à 6,434 %.
Mercredi 31 mars : l’obligation grecque à 10 ans était à 6,522 %.
Jeudi 1er avril : l'obligation grecque à 10 ans était à 6,529 %.
A 18H00, le taux de l'obligation d'Etat grecque à 10 ans était à 6,976 %, contre 6,529 % jeudi soir. Il est passé au-dessus des 7 % en cours de séance. Le différentiel entre l'emprunt grec et le Bund 10 ans, l'emprunt allemand qui est la référence sur le marché obligataire européen, a atteint 391 points de base, soit un plus haut depuis fin janvier.
http://www.romandie.com/infos/News2/201004061830051AWP.asp
Lundi 29 mars : l’obligation grecque à 10 ans était à 6,289 %.
Mardi 30 mars : l’obligation grecque à 10 ans était à 6,434 %.
Mercredi 31 mars : l’obligation grecque à 10 ans était à 6,522 %.
Jeudi 1er avril : l'obligation grecque à 10 ans était à 6,529 %.
Mardi 6 avril : l’obligation grecque à 10 ans était à 6,976 %.
A 18H00, le taux de l'obligation d'Etat grecque à 10 ans était à 7,161 %, contre 6,976 % la veille à la même heure.
http://www.romandie.com/infos/news/201004071834230AWP.asp
Lundi 29 mars : l’obligation grecque à 10 ans était à 6,289 %.
Mardi 30 mars : l’obligation grecque à 10 ans était à 6,434 %.
Mercredi 31 mars : l’obligation grecque à 10 ans était à 6,522 %.
Jeudi 1er avril : l'obligation grecque à 10 ans était à 6,529 %.
Mardi 6 avril : l’obligation grecque à 10 ans était à 6,976 %.
Mercredi 7 avril : l’obligation grecque à 10 ans était à 7,161 %.
le taux de l'obligation d'Etat grecque à 10 ans était à 7,350 %, contre 7,161 % la veille à la même heure.
Le différentiel obligation grecque / Bund allemand à 10 ans, particulièrement suivi par le marché, s'est élargi à plus de 426 points de base, là encore un record.
http://www.romandie.com/infos/news/201004081923210AWP.asp
Lundi 29 mars : l’obligation grecque à 10 ans était à 6,289 %.
Mardi 30 mars : l’obligation grecque à 10 ans était à 6,434 %.
Mercredi 31 mars : l’obligation grecque à 10 ans était à 6,522 %.
Jeudi 1er avril : l'obligation grecque à 10 ans était à 6,529 %.
Mardi 6 avril : l’obligation grecque à 10 ans était à 6,976 %.
Mercredi 7 avril : l’obligation grecque à 10 ans était à 7,161 %.
Jeudi 8 avril : l’obligation grecque à 10 ans était à 7,350 %.
L'agence de notation Fitch a abaissé de deux crans la note de la dette à long terme de la Grèce, de BBB + à BBB -, invoquant l'accroissement des "défis budgétaires" auxquels le gouvernement grec doit faire face, a-t-elle indiqué dans un communiqué reçu vendredi à Paris.
Fitch avait été la première des agences financières à rétrograder la note de la Grèce, le 8 décembre, donnant le signal d'une crise financière dans laquelle le gouvernement d'Athènes n'a pas cessé de se débattre.
"La forte hausse des taux d'intérêt à laquelle doit faire face le gouvernement grec va rendre plus difficile pour le gouvernement d'atteindre son objectif budgétaire de réduction du déficit à 8,7 % du PIB cette année", estime l'agence de notation.
http://www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?num=094e258fb317372259943cbb955dd660
La moussaka géante a vu.
La moussaka géante a vaincu.
Grèce : le FMI enverra lundi une mission pour discuter d'un prêt.
Le Fonds monétaire international a annoncé jeudi qu'il enverrait lundi 19 avril une mission de ses représentants à Athènes pour discuter des conditions permettant un éventuel prêt à la Grèce, qui traverse une grave crise financière.
http://www.romandie.com/ats/news/100415134601.2cqtu5wr.asp
Les taux grecs à 10 ans restaient très élevés mardi matin (9,5 %), malgré les promesses d'Athènes de réduire son déficit, et les rendements portugais se tendaient au-dessus de 5 %, signe d'une méfiance des marchés à l'égard de ce pays, confronté aussi à un déficit public abyssal.
Vers 11h00, les taux grecs restaient accrochés au niveau des 9,5 %, et ceux du Portugal s'inscrivaient à plus de 5 %, tandis que ceux de l'Irlande s'approchaient de ce niveau.
"Maintenant, on est même au-delà de l'activation ou non du plan d'aide international (toujours en discussion en Europe) pour la Grèce, car celui-ci ne résoudrait les problèmes que sur le court terme. Désormais, les marchés parient sur un accident majeur de crédit de la Grèce", explique René Defossez, stratégiste obligataire chez Natixis.
"Le niveau élevé des taux longs grecs, malgré les promesses d'Athènes pour réduire son déficit et le plan d'aide financier, signifie clairement que le marché anticipe soit un défaut de paiement ou une restructuration de la dette grecque, soit une sortie de la zone euro", a-t-il ajouté.
Le seul moyen, selon lui, de calmer les marchés serait de créer "un système de mutualisation des obligations européennes", sujet qui a déjà été évoqué au sein de l'Europe et qui serait l'unique moyen de montrer un font uni européen.
Le Portugal, pays également dans l'œil du cyclone par le niveau élevé de ses déficits publics, voyait ses taux longs augmenter dangereusement, illustrant la méfiance des investisseurs. Même situation pour l'Irlande.
Le "spread" (différence de rendement) entre le Bund allemand, considéré comme la référence sur le marché des taux, et celui des obligations portugaises et irlandaise a atteint environ 200 points de base, un niveau considéré comme pivot à partir duquel la spéculation démarre, indique-t-on sur les marchés.
La crise grecque a réellement commencé quand le spread a atteint 200 points de base avec le Bund. Cette différence signifie concrètement que pour compenser la méfiance des investisseurs, les Portugais ou les Irlandais doivent offrir des taux d'intérêt de 2 points de pourcentage plus élevés que ceux de l'Allemagne.
Mais s'ils empruntent plus cher, ils augmentent leurs échéances de remboursement et auront d'autant plus de mal à réduire leur déficit. Un cercle vicieux dans lequel la Grèce est d'ores et déjà entraîné.
http://www.romandie.com/infos/news/201004271122040AWP.asp
Grèce : le recul du PIB pourrait dépasser 2 % en 2010.
La Banque de Grèce, qui tablait jusqu'à présent sur un recul du PIB de 2 % en 2010, a estimé mardi que la récession pourrait être supérieure compte tenu du "grand niveau d'incertitude" entourant le redressement de l'économie du pays.
Un "recul" du PIB "plus grand" que celui prévu par la Banque de Grèce dans son dernier rapport, soit 2 %, "est très probable du fait des conditions actuelles, caractérisées par un grand niveau d'incertitude", a indiqué le gouverneur de la Banque de Grèce, Georges Provopoulos, devant l'assemblée générale de la Banque centrale.
http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=a0d397e2fe4f1ce359bc531e0be58c2d
Grèce : taux d'intérêt de l'obligation à 10 ans : 10,89 %.
http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB10YR%3AIND
Grèce : taux d'intérêt de l'obligation à 2 ans : 18,50 %.
http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB2YR%3AIND
Voici une information très importante concernant le conseiller officieux d’Angela Merkel, Hans-Werner Sinn.
Hans-Werner Sinn est un économiste allemand, président de l’institut de recherche économique Ifo. Il vient de dire tout haut ce que tous les dirigeants européens n’osent pas dire à leurs opinions publiques :
la Grèce ne remboursera jamais les prêts que pourraient lui accorder les Etats européens.
Lisez cet article :
La Grèce ne remboursera jamais l’aide financière à l’Allemagne, estime le président de l'Ifo.
La Grèce ne remboursera jamais l’aide financière que l’Allemagne entend débloquer dans le cadre d’un mécanisme de soutien européen à Athènes, a prévenu mercredi un influent économiste allemand.
A la question de savoir s’il croyait au remboursement de l’aide financière à l’Allemagne, Hans-Werner Sinn, président de l’institut de recherche économique Ifo, l’un de ceux qui conseille le gouvernement, a répondu sur la radio MDR : « à dire vrai, non ».
http://www.lesechos.fr/info/inter/afp_00247948-la-grece-ne-remboursera-jamais-l-aide-financiere-a-l-allemagne-estime-le-president-de-l-ifo.htm
Nous pouvons donc maintenant prévoir ce qui va se passer :
1- l’Allemagne ne prêtera pas un seul euro à la Grèce, car l'Allemagne sait que la Grèce est incapable de rembourser quoi que ce soit ;
2- l’Allemagne laissera la Grèce se déclarer en défaut de paiement ;
3- l’Allemagne préfèrera renflouer les banques allemandes ruinées par le défaut de paiement de la Grèce ;
4- la France la jouera de façon plus sournoise : elle commencera par prêter quelques centaines de millions en urgence, puis, quand la Grèce aura fait défaut, la France renflouera les banques françaises.
De cette façon, les dirigeants français pourront dire :
« Vous avez vu ? La France a prêté à la Grèce ! La France a fait preuve de solidarité ! La France n’a rien à se reprocher ! »
http://www.lemonde.fr/europe/article/2010/05/02/l-europe-approuve-l-aide-financiere-a-la-grece_1345672_3214.html#ens_id=1268560
Prenons les quatre pays qui devraient prêter le plus :
- 1- L'Allemagne devrait prêter à la Grèce 27,92 % du prêt total, soit 22 milliards 336 millions d'euros.
- 2- La France devrait prêter à la Grèce 20,97 % du prêt total, soit 16 milliards 776 millions d'euros.
Vous avez bien lu : la France devrait prêter à la Grèce 16 milliards 776 millions d'euros.
- 3- L'Italie devrait prêter 18,42 % du prêt total, soit 14 milliards 736 millions d'euros.
- 4- L'Espagne devrait prêter 12,24 % du prêt total, soit 9 milliards 792 millions d'euros.
Les Etats européens vont maintenant emprunter sur les marchés internationaux. Ensuite, ils vont re-prêter ces sommes à la Grèce. Enfin, ils ne reverront jamais ces sommes car la Grèce ne pourra jamais les rembourser.
Cette folie a un nom : ça s'appelle un suicide collectif.
Les députés ont examiné lundi soir le projet de loi de finances rectificative intégrant le prêt de 3,9 milliards d'euros destiné à la Grèce en 2010, et l'ont adopté dans la nuit, mardi à 1h20, par vote à main levée.
Au total, la France doit prêter 16,8 milliards d'euros sur trois ans, a précisé la ministre de l'Economie Christine Lagarde, qui assistait à la séance.
Si le prêt à la Grèce portera à 152 milliards d'euros le déficit public prévisionnel fin 2010, selon les prévisions gouvernementales, il ne devrait pas avoir de conséquences fiscales.
(Dépêche d'agence)
J'adore cette dernière phrase : "Si le prêt à la Grèce portera à 152 milliards d'euros le déficit public prévisionnel fin 2010, selon les prévisions gouvernementales, il ne devrait pas avoir de conséquences fiscales..."
... sauf si la Grèce est incapable de rembourser à la France ces 16 milliards 800 millions d'euros.
Mon pronostic :
- La France va prêter à la Grèce 16 milliards 800 millions d'euros.
- La Grèce sera incapable de les rembourser.
- Les contribuables français l'auront dans le c...
- Vous avez aimé les emprunts russes ? Vous adorerez l'emprunt grec.
Il existe une menace de contagion des problèmes financiers de la Grèce à d'autres pays membres de la zone euro, estime Axel Weber, membre du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE).
"Il existe une menace de contagion sérieuse pour les autres pays de la zone euro et de réactions négatives sur les marchés financiers", a déclaré Axel Weber dans une déclaration au parlement allemand.
"Un défaut de la Grèce dans la situation actuelle très fragile constituerait un risque important pour la stabilité de l'union monétaire et le système financier", a-t-il ajouté.
http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRPAE6440AX20100505