Mon boss est un Apache

Publié le par GameTheory




    La chaîne de restaurants Hard Rock Café a trois particularités : les travers de porcs les plus graisseux de la place, le surplus de sauce étant amoureusement ajouté dans un petit cratère creusé sur la purée qui l’accompagne ; la plus importante collection d’objets liés au rock’n roll, 70 000 en tout, des guitares de Jimi Hendrix aux bustiers de Madonna ; et des types à coiffures à plumes comme proprios. Avec des costumes multicolores. Oui, c’est bien ça, des Indiens Séminoles.
 
    Voilà un an que la tribu floridienne a réussi à mettre la main sur la chaîne, rachetée pour un peu moins d’un milliard de dollars au groupe britannique Rank. Les Indiens grillant la politesse à de sacrés poissons : trois fonds d’investissements, dont le puissant américain Apollo Management. Avec 500 millions de dollars de chiffre d’affaires et 125 restaurants partout dans le monde, c’était la première acquisition d'envergure internationale d’une tribu indienne.

    Certainement pas la dernière :  les 3000 membres de cette tribu, qui se baptise elle-même «peuple invaincu» car elle ne s’est jamais rendue au gouvernement des Etats-Unis et n’a jamais signé de traité de paix avec lui, sont assis sur un gigantesque tas d’or. Les Séminoles ont été les premiers à obtenir une licence, en 1979, pour ouvrir des casinos dans leurs réserves. Lesquels représentent aujourd’hui 90% de leurs revenus, le reste étant essentiellement composé des recettes touristiques et des magasins de tabac détaxé. Le gouvernement US estime ainsi à 22 milliards de dollars les revenus annuels des casinos détenus par les différentes tribus indiennes.


    La réussite des Séminoles, c’est aussi celle de leur patron charismatique : Mitchell Cypress,président du conseil de la tribu depuis 2003. Fan de Harley-Davidson, friands des oripeaux (rouges) du pouvoir, le boss, bottes de cow-boy et veste en jean usé, vit en nabab dans une grande villa qui tranche avec la rusticité des bicoques de ses administrés, use et abuse des jets privé et autres hélicoptères de fonction.  Tout en revendiquant sa jeunesse "roots", entre levers à quatre heures du mat' et engagement dans la guerre du Viet Nam.

    Bref, notre ami Michel Cyprès  se la raconte un peu, plonge de temps en temps ses pognes rugueuses dans le portefeuille bien garni de la communauté, met la casquette à l'envers sur les photos pour faire le type cool. Mais le bonhomme a 
restauré la fierté de la tribu, dopé ses revenus, et continue à étendre son empire du jeu en ouvrant de nouveaux casinos aux Etats-Unis. Si bien qu'on ne trouve pas grand-monde pour contester Grand-Chef. Ah si, les fanas de travers de porc.







Publié dans Grands fauves

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Damouth 06/05/2008 21:53

A quand l'hippopotamus racheté par les Gipsy Kings ?