Les dix commandements de LeWeb3

Publié le par GameTheory




   

leweb31.jpg     LeWeb3, c’est le grand raout (rien avoir avec Eric) du Web 2.0. Plein de jeunes entrepreneurs à la recherche de gros sous, quelques fonds de capital risque en quête de boutonneux à financer, des responsables de grosses boîtes qui essaient de comprendre ce qui se passe, et des hôtesses qui font couler de légers filets de bave à tout ce bel aréopage.

    L’année dernière, Sarko y était passé, sous le regard énamouré de Le Meur, recruté comme conseiller internet. Lundi et mardi dernier, on y a croisé Dan Rose, une des huiles de Facebook, Janus Friis, strabique cofondateur de Kazaa, Skype et du futur diffuseur télé sur internet Joost, et plein d’autre disrupteurs sympas.

    Parce que oui, le chic du chic au Web3, c’est de disrupter un marché (la musique, la vidéo, que sais-je), bref de le prendre de revers, par derrière, sur la commode, de le révolutionner, de lui faire un sort avec vos jolies applications 2.0.  Quand tu veux faire un compliment  à un participant de LeWeb3, dis-lui qu'il disrupte. C'est de bon aloi.

    Bon, OK, j'arrive un peu après la bataille  le Web3 ayant fermé ses portes hier soir. Mais voici, après observation attentive de la faune de blogueurs et autres start-upers, les dix commandements pour y faire un carton l’année prochaine.




            1. Dire que Loïc Le Meur est un génie disruptif. Ça vous aide à être un de ses amis sur Facebook. Le top, c’est de le dire à la fin d’une question à un de ses invités, en prenant la salle à partie. Vous avez l’air con sur le coup, mais LLM est votre ami pour la vie.


            2. S’affaler dans un pouf de couleur avec son Ibook. Si possible avec l’air infiniment las de ceux qui dorment peu parce qu’ils travaillent beaucoup la nuit. Ça cultive votre image de Sergei Brin, le cofondateur de Google.


            3. Bien mettre sur votre “status” Facebook : «is attending Leweb3». Variantes : «is checking his mail box at Leweb3», ou «is doing a pissing contest at Leweb3’s chiottes, and likes that». Vous avez payé 1500 euros pour y entrer, ça serait ballot de ne pas amortir. Et puis, raconter ce qu’on est en train de faire à son groupe de potes à longueur de journée, c’est quand même le concept d’un des sites web les plus hype du moment, Twitter.


            4. Arborer son badge tout le temps autour du cou. Comme un talisman, même dans la navette qui vous ramène à la station de métro Porte de la Chapelle. C’est votre certificat de disruption, votre papyrus de révolutionnaire du net.


            5. Faire semblant de prendre des notes sur son ordinateur portable pendant les sessions plénières. Seuls vos voisins verront que vous êtes sur MSN ou Hotmail. Certes, ça consomme un peu, mais ça fait tellement sérieux. Le papier, c’est pour s’essuyer le cul (rire gras).


            6. S’asseoir dans les allées de la grande salle, plutôt que dans les places libres. Ça fait campus américain, bande de jeunes pas formatés. Les sièges, c’est pour les blaireaux de l’ancienne économie qui n’ont jamais rien disrupté.


            7. Parler anglais, même si vous ne maîtrisez que trois mots. Un mauvais anglais est plus disruptif qu’un français correct.


            8. Rire aux blagues en anglais de Loïc Le Meur. On ne sait jamais, il pourrait vous voir et mettre un lien vers votre site sur son blog.  L’équivalent d’un adoubement au Moyen-âge.


            9. Laisser sa carte de visite vert flashy traîner sur les tables. On ne sait jamais, un financeur de disruption pourrait tomber dessus.


           10. Disrupter sa présentation . Le tout-puissant jury du concours de start-ups (sans Passi ni Raphaëlle Ricci) a déploré le manque de punch et de préparation des boutonneux sur scène.  Pour un media-training, demandez à Loïc…



Publié dans Sur le terrain

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penis size 14/12/2009 20:44


More & more people know that blog are good for every one where we get lots of information any topics !!!


Anna Rousseau 13/12/2007 15:34

Et plan dans la face de Le Meur!